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Il ne s’agissait pas du tout d’une randonnée des découvertes en vue de profiter des simples honneurs et félicitations de vive voix de son homologue angolais, Joao Lourenço.

Déterminé à réaliser ses promesses telles qu’il a déclaré lors de son discours d’investiture et conformément à son projet de société, le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi s’était rendu à Luanda, véritablement pour harmoniser les vues dans l’esprit de favoriser une très bonne collaboration entre les deux Etats. C’est ce qui a, en effet, découlé, des discussions d’environ une heure et demie entre ces deux Chefs de l’Etat qui, devant la presse, ont conféré sur l’idée de contribuer à un nouvel élan de coopération entre les deux pays.

Pour sa première sortie dans sa nouvelle casquette du Président de la République, Félix Tshisekedi a choisi de fouler, en premier lieu, ses pieds sur sol angolais que dirige, à ce jour, Joao Lourenço, successeur d’Edouardo Santos.

Là-bas, le nouveau Chef de l’Etat RD congolais a été accueilli non seulement en toute solennité par des officiels angolais, mais aussi, sous l’euphorie des ressortissants congolais vivant dans cet Etat lusophone. Cartes sur table, les deux Présidents ont, au cours de leurs échanges, discuté des différents moyens d’améliorer la collaboration aux fins de favoriser le développement tant de l’Angola que de la RDC.

Dans son mot devant les professionnels des médias, le Président angolais, Joao Lourenço, qui a apprécié le fait que Luanda ait été la première capitale officiellement visitée par Félix Tshisekedi, a, dans cette foulée, garanti de la disponibilité de sa nation pour renforcer la coopération et l’amitié. En somme, Lourenço a signalé que l’Angola serait à «l’avant-garde de l’aide» au développement de la RD. Congo, surtout qu’ils ont les défis communs notamment, la lutte contre le sous-développement, le problème d’infrastructures plus performantes, la sécurité, l’emploi ou même l’électrification, a-t-il rapporté. Le premier citoyen du Congo-Kinshasa a, quant à lui, sous-tendu qu’une bonne coopération va forcément concourir à la réalisation de plusieurs projets, d’une part, et renforcer la démocratie en RDC, d’autre part. Pour sa part, Félix Tshisekedi a, en même temps, promis de se battre, à cor et à cri, dans le souci de donner corps à l’idée que l’avenir se trouve en Afrique et ce, d’autant plus qu’il dirige la nation qui constitue un élément catalyseur de cette conséquence.

Après cette rencontre, le Chef de l’Etat s’est, par la suite, rendu à Naïrobi, au Kenya, où il devra rencontrer ce mercredi son homologue Uhuru Kenyatta qui est d’ailleurs le seul Président à être présent, le 24 janvier dernier, jour de sa prestation de serment. Il est en même temps prévu dans le programme du numéro Un de la RD. Congo, un tête-à-tête avec Denis Sassou N’guesso ce même mercredi dans l’après-midi à Brazzaville.

Corneille Lubaki

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.