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C’est un pari gagné! Durant un quinquennat, Irène Wasso Wabiwa siégera désormais à l’hémicycle du Palais du peuple.

Assistant à l’ouverture de la session inaugurale, le lundi 28 janvier dernier, cette élue de la circonscription de Mwenga dans la province du Sud-Kivu a, sans doute, vu s’accomplir ce qu’autrefois était un rêve, et qui, par conséquent, est devenu à ce jour une réalité. Cependant, dans une apostrophe impromptue, au sortir de quelques heures de l’installation du bureau provisoire de l’Assemblée nationale, le Dr Irène Wasso n’a guère gardé sa langue en poche face à la perche du Quotidien de Mont Fleuri. Pour cette femme, l’électorat de Mwenga vient d’accomplir une bonne vision. ‘’Aujourd’hui, c’est un grand jour pour moi et pour mon électorat. Parce que c’est l’achèvement et le couronnement d’une bataille. Je puis dire à mon électorat que le rêve est devenu aujourd’hui une réalité. Et, il peut s’en réjouir’’; a substantiellement indiqué Irène Wasso.

‘’ Il n’y a que deux conduites avec la vie : ou, on la rêve ou on l’accomplit…’’ dit-on. Le lundi 28 janvier 2018, c’était l’accomplissement du rêve d’Irène Wasso Wabiwa. Passionnée aux œuvres sociales, Irène Wasso s’était lancée dans la lutte électorale afin de relever les différents défis de sa circonscription de Mwenga. C’est de là qu’est né le slogan de sa campagne en swahili : ‘’ Tu jenge Mwenga yetu’’; ce qui veut dire : ‘’Bâtissons ensemble notre Mwenga’’. Rubis sur l’ongle! Bien qu’étant celle pour qui la population de cette région a brillamment élevé au rang de Député nationale, cette Honorable dit être prête à travailler avec sa base. Car, c’est par elle qu’elle est devenue ce qu’elle est aujourd’hui. Notons, par ailleurs, qu’à cette nouvelle rencontre des élus du peuple, 485 députés déclarés provisoirement élus le 30 décembre 2018 par la Commission Electorale Nationale Indépendante-CENI- devraient, en effet, assister à la cérémonie d’ouverture de cette session inaugurale après avoir rempli leurs formalités au Palais du Peuple, siège du Parlement congolais, le vendredi dernier. Et, qu’environ 80% de ces élus sont de nouveaux députés qui vont siéger les 5 prochaines années à la chambre basse du parlement. Signalons tout de même que le Palais du peuple était fortement fréquenté par les militants de différents partis politiques et membres de famille, venus accompagner les députés nouvellement élus.

Lambert Saïdi

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.