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Loin d’une apologie de l’échec annoncé par certains pourfendeurs quant au déroulement des scrutins tenus, hier dimanche 30 décembre, dans tous les coins et confins du pays, hormis les villes de Yumbi, Beni et Butembo, il est indéniable que les élections, in stricto sensu, se sont bien déroulées.

Ces termes susmentionnés traduisent vraisemblablement les propos de Corneille Nangaa, président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, qui a, in globo, dressé un bilan positif, dans son rapport préliminaire de l’organisation desdites joutes présidentielles ainsi que législatives nationales et provinciales.
Le Président de la centrale électorale a souligné que les machines à voter ont bien fonctionné, l’engouement était présent dans les centres de vote parsemés dans le territoire national, le processus démocratique a été donc respecté et les imprévus ont été jugulés avec hardiesse. Il a donc félicité tous les cadres et agents de la CENI qui se sont, autant que faire se peut, concentrés sur ledit processus afin qu’il se dénoue avec une issue favorable. A cette occasion, il a exprimé son soulagement quant au problème de l’insécurité ou des violences qui, à l’en croire, constituait l’une des ses plus grandes inquiétudes. ‘‘D’autant qu’il a été noté un nombre minime d’incidents ou des échauffourées et ce notamment, dans les endroits qui étaient subodorés comme probable vecteurs des violences, à savoir : la ville de Kinshasa et le Haut-Katanga’’, a-t-il rapporté.
Des explications claires
Face à quelques bouillabaisses, dûment concernant les pannes des machines à voter, les problèmes d’impression ou l’arrivée en retard des listes électorales, dans les centres de vote, Corneille Nangaa a donné des explications claires et distinctes tout en sous-tendant que la CENI s’est employé, avec dextérité et efficience, en vue de permettre à tous congolais de passer au vote. Il a, précisément, souligné que la maison des élections a fait face aux problèmes des batteries internes et d’absence de certains accessoires des machines à voter qui, du reste, ont été rapidement dénoués. Quant à la problématique d’impression, il était juste question de sécher les bulletins de vote devenus humides.
Un grand coup
En effet, s’il y a eu un véritable souci connu par cette institution d’appui à la démocratie au cours desdits challenges électoraux, c’est celui de l’arrivée tardive des listes électorales dans les centres de vote de la commune de Limete. Car, c’est à la matinée de la tenue des scrutins qu’il a été remarqué la disparation de ces registres destinés pour cette municipalité de la capitale. Ainsi, la CENI était-elle obligée d’imprimer rapidement de nouvelles fiches. Ce qui a conduit à ce petit retard et à une clôture tardive des bureaux de vote dans cette commune.

La Pros.


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.