Flash

Devant le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, Magistrat suprême de la République démocratique du Congo, 74 Hauts Magistrats de la Cour de cassation et du Conseil d’Etat ainsi que des parquets généraux près ces hautes juridictions, ont prêté serment, jeudi 27 décembre 2018, au Palais de la Nation, situé dans la commune de Gombe, à Kinshasa.

Cette cérémonie majestueuse s’inscrit dans la droite ligne de la détermination du Chef de l’Etat de poursuivre la réforme de la justice congolaise telle que voulue par la Constitution de 2006. Ainsi, le souci majeur de Joseph Kabila Kabange est de redonner au pouvoir judiciaire son vrai rôle de régulateur de la vie sociale et de protecteur de l’ordre public. Cela, afin que l’impunité soit conjurée à jamais et que cesse la banalisation au nom des considérations politiques des valeurs essentielles de la société protégées par la loi pénale. Au fond, cette prestation de serment de ces Hauts Magistrats met fin à l’existence de la Cour Suprême de Justice et donne naissance, successivement, à deux hautes juridictions de l’ordre judiciaire, à savoir : la Cour de cassation et le Conseil d’Etat avec à leur côté la Cour Constitutionnelle.
S’agissant de la Cour de cassation, il a plus au Chef de l’Etat, Joseph Kabila, de renouveler davantage sa confiance à Jérôme Kitoko Kimpele, le tout premier Premier Président de ladite Cour de cassation. Sans doute, Jérôme Kitoko a l’avantage de connaître le rouage de la justice congolaise du fait qu’il y a gravi tous les échelons de la magistrature congolaise, en commençant par les tribunaux de paix jusqu’à la Cour de Cassation. Oui, cette expérience démontre bel et bien qu’il connaît l’environnement de la justice congolaise. Car, il est l’un des animateurs principaux. Bien plus, il est le bras séculier du Magistrat suprême de la RDC, Joseph Kabila Kabange, dans cette lutte pour la réforme de la justice congolaise depuis qu’il a été nommé en 2010, à la Cour Suprême de Justice.
Franchement, Jérôme Kitoko a la lourde charge d’asseoir, de faire connaître et rayonner la Cour de Cassation dans toutes ses attributions légendaires.
Pour y arriver, le Chef de l’Etat a enjoint à Jérôme Kitoko 11 présidents et 21 Conseillers pour mener fidèlement la mission lui confiée.
Les assermentés ont juré devant le Chef de l’Etat de respecter la Constitution et les lois de la République Démocratique du Congo, de remplir loyalement et fidèlement avec honneur et dignité les fonctions qui leur sont confiées.
Pour ce faire, Joseph Kabila a pris acte de leur prestation de serment. Puis, les assermentés ont procédé à la signature du procès-verbal de leur prestation de serment devant le directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Néhémie Mwilanya Wilondja.
Il sied de souligner que cette cérémonie a été festive pour les membres des cabinets, des agents des cours et parquets ainsi que les curieux.
Enfin, l’enceigne qui marque le siège de la Cour de cassation a été dévoilé par le Président du bureau du Conseil d’Etat de la magistrature.

Jules Ntambwe


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.