Flash

C’est une sonnette d’alarme qui est lancée. A quelques heures de la tenue des élections en RDC, le Candidat député KABATUSHIMI TSHIMANGA Timothée accuse certains agents de la CENI de recevoir déjà des pots-de-vin de la part des autres Candidats aux législatives nationales dans la circonscription de Kazumba, dans la province du Kasaï Central.

«Nous dénonçons avec véhémence ce genre de pratique illégale de ses agents qui sollicitent des enveloppes auprès des candidats députés pour les favoriser dans les bureaux de votes, le jour du scrutin. Surtout que beaucoup parmi ces candidats ‘‘corrupteurs’’ habitent sur place à Kazumba. Donc, ils se connaissent très bien avec certains agents de la CENI qui sont déployés dans différents centres électoraux», proteste-t-il.
Par ailleurs, le Candidat Kabatushimbi regrette que ses adversaires recourent au sale jeu, anti démocratique alors que le pays souhaite des élections libres, apaisées et transparentes.
« Dans un territoire où 90 % de la population de Kazumba sont analphabètes, ces candidats malhonnêtes veulent en profiter pour corrompre les agents de la CENI qui seront surtout dans des centres de compilations. Je sais bien que ces candidats n’ont pas réussi à convaincre les électeurs par leurs idées et leurs projets personnels», a-t-il renchéri.
Candidat sur la liste du PRP de Mzee Laurent-Désiré Kabila, il demande aux responsables de la CENI de tirer les oreilles de leurs agents et/ou de les permuter vers un autre territoire pour éviter la tricherie qui se prépare déjà à Kazumba.
«J’ai moi-même été contacté au téléphone par un agent de la CENI qui m’a proposé cette offre. Mais, j’avais catégoriquement refusé. Raison pour laquelle, je préfère dénoncer cette pratique dans l’opinion. Je pense que Corneille Naanga va en tenir compte bien que mes témoins seront déployés dans tous les bureaux…», a conclu KABATUSHIMBI TSHIMANGA Timothée, Candidat député dans la circonscription de Kazumba.

Jordache Diala


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.