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C’était prévisible. Le ticket Fatshivit est face à une mer à boire en ce qui concerne le réalisme de la campagne électorale. Après la phase de la ville de Goma où ils n’ont pas peiné à rencontrer leurs troupes de l’Unc et l’Udps, la suite de leur pèlerinage notamment, en ce qui concerne le rendez-vous de Walikale, s’est carrément soldée en eau de boudin.

Triste, mais vrai. Les deux leaders de l’opposition congolaise qui, à chaud, ont tenu un point de presse, mercredi 5 décembre dans la ville de Goma, parlent des manœuvres du Gouvernement central visant à bloquer leur campagne dans cette partie du territoire national. Pourtant, Fayulu Madidi, candidat soutenu par Bemba, Katumbi, Muzito, Matungulu et Mabaya n’a ménagé aucun effort pour atteindre Béni, mercredi dernier, en guise de première phase de sa campagne électorale. Ce, faut-il rappeler, après qu’il aura manqué, lui aussi, son rendez-vous du dimanche 2 décembre 2018.

S’agit-il du pot cassé que le fils d’Etienne Tshisekedi et son colistier, Vital Kamerhe paient, d’entrée de jeu, pour s’être désolidarisés des poids lourds de l’opposition dont le richissime homme d’affaires, Moïse Katumbi, pour ne pas faire allusion au Chairman du MLC, Sénateur congolais et ancien Vice-président en RD. Congo ? Loin s’en faut, peut-être. Ce qui est vrai, convient-il d’indiquer, les deux tenants de la plateforme ‘’Cap pour le changement’’ née à Nairobi après la mésaventure de Genève, Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe ont été bloqués à Goma au détriment de leur tournée à l’Est de la République, conformément à leur almanach de campagne qui prévoyait leur départ pour Walikale, mercredi dernier. En effet, force est souligner qu’ayant gagné le pari de leur premier test dans la capitale provinciale du Nord-Kivu, fief de Vital Kamerhe, Directeur de campagne de Félix Tshisekedi, mardi 4 décembre dernier, les Présidents de l’Udps et de l’Unc ont, tout bonnement, manqué leur rendez-vous vers Walikale.
Cri d’alarme
Il appert que la raison principale serait le vol régulier qui a été recalé en raison des arguments probants soient-ils, avancés par des autorités compétentes. Entre changement de fréquence et réalité du dilemme, Félix Tshisekedi et son colistier Vital Kamerhe, tenant à chaud un point de presse pour décrier la facture salée qu’ils paient à deux semaines de la fin de la campagne, pourtant, à peine qu’il viennent de se lancer sur terrain, jettent l’anathème au Gouvernement de la République qui serait, soutiennent-ils, favorable à la politique de deux poids, deux mesures. Quant à ce qui concerne le candidat de la coalition Lamuka, il y a lieu de noter que la problématique de la circulation aérienne s’avère le moindre des soucis. Car, en tout état de cause, après toutes les tractations relatives à l’atterrissage au pays de deux jets affrétés pour sa campagne, la situation a été décantée depuis lundi dernier. En conséquence, l’élu gagnant des assises de Genève dont l’accord signé le 11 novembre 2018, sous la houlette de la Fondation Koffi Annan n’aura duré que l’espace d’un feu de paille avant de diviser les sept leaders de l’opposition, est d’ores et déjà sur terrain pour persuader ses potentiels électeurs. Hélas ! Il est important d’indiquer que Martin Fayulu dont le programme de société met un accent particulier sur la sécurité de la population et du territoire national récuse, jusqu’ici, l’usage de la machine à voter lors de la présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales du 23 décembre 218. Lors de son meeting face à la population de Béni, terre de l’insécurité récurrente, dans son speech, il n’a pas mâché des mots pour réitérer ce vœu connu de tous les Kinois et ainsi rassurer l’opinion qu’une fois au piédestal du pouvoir exécutif congolais, mettra-t-il fin aux massacres des filles et fils du Congo profond qui meurent jour et nuit à cause des ennemis du pays de Lumumba-Mzee.

Jacques Kitengie


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.