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Célébrée le 3 décembre de chaque année, la Journée internationale des personnes vivant avec Handicap, est un non-évènement pour certains handicapés, surtout ceux qui exercent leur métier de cordonnerie et de cireur des chaussures

sur le rond-point de l’Université Pédagogique Nationale. Il y a de quoi de se poser mille et une questions. Père de deux enfants, Nsiala Doudou, handicapé et cordonnier de son état, travaillant au rond-point Upn ainsi que les autres cordonniers, en appellent à l’assistance de l’Etat congolais. Car, ils se disent hommes comme tous les autres.

Ils estiment que l’appui du Gouvernement serait bénéfique et pourrait contribuer largement dans tout ce qu’ils font comme boulot. En leur qualité de parents, ces personnes vivant avec Handicap doivent s’acquitter de leur devoir traditionnel et faire face à leurs obligations, nonobstant les moyens qui font défaut. «Nous avons besoin d’urgence de l’assistance de l’Etat Congolais, surtout pour les matériels et la facilitation de nos services, ainsi qu’un espace approprié, pour que nous puissions bien exercer nos métiers des cireurs et des cordonniers», ont-ils déclaré. De temps en temps, admettent-ils, ils manquent des outillages pour exercer normalement leur travail.

Face à tous ces problèmes, les personnes vivant avec handicap se sentent délaisser et abandonner à leur triste sort. Nsiala Doudou a tenu à rappeler au cours de cette célébration, qu’à un certain moment, les personnes vivant avec handicap avaient une association, qui les régissait. Dans ladite association, elles étaient convenues de cotiser la somme de 1000 FC chacun, pour le bon fonctionnement de celle-ci, mais celui qui avait la gestion de cet argent avait disparu dans la nature jusqu’à ce jour.
Rappelons que c’est depuis 1992 que le 3 décembre de chaque année a été déclarée par les Nations Unies comme journée Internationale des personnes vivant avec handicap. En vue de favoriser leur intégration sociale, économique et politique, car tous les êtres humains naissent égaux.

Palmyre Likwanda

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.