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A cette occasion, un recueillement suivi d’un dépôt de gerbe de fleurs aura lieu au monument du Héros national, situé à l’échangeur de Limete, dans la commune de Limete, le samedi 1er décembre 2018 à 15h30 précises.

Cette cérémonie sera organisée par une structure dénommée Hommage aux Nationalistes Lumumbistes Exécutés en 1961, en sigle «HONLEX 61». Coordonné par Jean-Paul KASENDE dit JPK, Honlex est spécialisée depuis 1988 dans l’organisation d’hommages à Patrice Emery LUMUMBA et ses compagnons à raison de 5 à 7 fois par an.

Pour marquer cet évènement historique à la veille des élections du 23 décembre 2018, Jean-Paul KASENDE retrace les faits : ‘’Révoqué le 5 septembre 1960 par le Président Joseph KASA-VUBU, victime d’un coup d’Etat le 14 septembre 1960 organisé par le groupe de BINZA et du collège des commissaires généraux, PE Lumumba a été mis en résidence surveillée, le 10 octobre 1960, par une proposition d’Etienne TSHISEKEDI, directeur de cabinet adjoint au ministère de justice. En ce moment-là, Patrice Emery LUMUMBA avait connu un drame familial. Tout en étant sous surveillance de ses adversaires politiques, sa fille Christine, la petite sœur de Roland LUMUMBA, venait de tomber malade. Aucune autorisation des soins ne lui était permise. C’est ainsi qu’un médecin des Nations Unies conseilla Patrice LUMUMBA d’accepter que sa fille soit transféré à BALE (SUISSE) pour des soins médicaux. Malheureusement, elle décéda le 18 novembre 1960. Le corps fut rapatrié à Léopoldville, aujourd’hui KINSHASA’’.

Se trouvant en résidence surveillée, Lumumba avait demandé l’autorisation d’inhumer sa fille au cimetière de l’actuel Gombe, rapporte JPK. Seulement, poursuit-il, le gouvernement, auteur du coup d’Etat contre le premier ministre P.E. Lumumba, avait refusé d’inhumer sa fille à Kinshasa.

Toujours en résidence surveillée, il avait décidé que sa fille soit inhumée dans sa localité à Wembo Nyama à quelques kilomètres de son village natal : Onalua.

‘’Le 24 Novembre 1960, le corps de Christine est transporté sur l’avenue de Port à l’agence de Fret de la compagnie SABENA, au building FORESCOM pour un voyage programmé le 25 du même mois pour la localité d’inhumation’’, précise JPK.

Madame Lumumba née Pauline OPANGO, accompagnée d’un cousin de Lumumba répondant au nom d’Albert Onawelho se rendent à l’aéroport international de N’djili pour prendre l’avion ayant à son bord la dépouille mortelle de la fille de LUMUMBA.

Pour Jean-Paul Kasende, une fois sur place, ils sont interpellés par Victor Nendaka, Chef de la Sûreté Nationale qui les empêche de voyager. Entendu par les services congolais de l’époque, ils sont relâchés et regagnent la résidence surveillée du Premier ministre.

‘’Pensant que la dépouille mortelle de sa fille est partie toute seule, Lumumba, devant ce drame, décide d’accompagner son épouse pour inhumer leur fille au village. ‘’Il décide dans la nuit du 27 novembre 1960 de s’évader de sa résidence surveillée’’, rapporte le Coordonnateur de Honlex61.

Malheureusement, selon lui, il est arrêté au cours du chemin par le Major Mpongo en date du 1er décembre et transféré à Léopoldville le 2 décembre 1960 au camp Hardy de Thysville, aujourd’hui Mbanzangungu où il attendit 45 jours pour être transféré le 17 janvier 1961 et pour être assassiné au Katanga.

Deux choses à retenir pour cette arrestation

Primo, l’arrestation de Lumumba a donné lieu à d’autres arrestations de ses 10 compagnons qui ont été exécutés avec lui durant la même période, à savoir :

Okito Joseph et Mpolo Maurice au Katanga par le gouvernement de l’Etat Indépendant du Katanga le 17 janvier 1961. NZUZI Emmanuel, Pierre Léopold Elengesa, Jean Pierre FINANT, Mbuyi Joseph, Christophe Muzungu, Jacques Fataki, Camille Yangara et Jacques Lumbala à Bakwanga, aujourd’hui Mbuji-Mayi par le gouvernement de l’Etat Autonome du Sud-Kasaï.

Secundo, pendant tout ce temps, la dépouille mortelle de la fille de Patrice Emery LUMUMBA n’a jamais été rendue à la famille. ‘’P.E Lumumba est mort en portant le deuil de sa fille’’.

Pour toutes ces circonstances évoquées, JPK estime qu’il y a de quoi méditer sur le combat noble que mène le grand lumumbiste Jean-Paul KASENDE dit JPK. A quelques jours des élections du 23 décembre 2018, il veut, par ce geste de recueillement au monument de LUMUMBA, rappeler que le patriotisme est le meilleur service que l’on peut rendre à sa nation. Il s’est souvenu de la pensée de John KENNEDY : ‘’Que puis je faire pour mon pays au lieu de que peut faire mon pays pour moi’’.

Peter Tshibangu


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.