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“Le processus électoral commence d’abord par un fondement juridique, sinon il n’existe pas de processus. La machine à voter possède un fondement juridique certifié par la loi électorale dans ses articles 47, 50 et 55”, déclare M. Malonga Ronsard en tant que Secrétaire exécutif national de la CENI.

Cette déclaration a été faite le mercredi 14 novembre 2018 lors de la première journée d’une activité organisée par le réseau des jeunes parlementaires avec la délégation de l’Union Européenne dans les installations de la Halle de la Gombe. En fait, il s’agit de deux journées d’échanges, soit les 14 et 15 novembre 2018 dont les réflexions se sont basées sur la réussite des jeunes aux prochaines élections 2018. Elles se passent sous la signature de l’Honorable Patrick Muyaya en partenariat avec l’Union Européenne. L’Organisation Internationale de la Francophonie, la CENI, les Honorables Députés candidats et en exercice, les journalistes, les avocats étaient au rendez-vous. C’était donc une occasion qui va permettre de baliser la tenue des élections réussies mais auxquelles les jeunes sauront faire une percée décisive. Ces derniers ont été outillés davantage sur les réalités électorales d’antan et les défis actuels. Cette première journée a été animée par des sujets informatifs, attrayants et interpellateurs, présentés par des personnes à différente casquette dans la société.

Au menu de la première journée, deux thèmes majeurs repartis en matinée et présentés par cinq orateurs dont deux professeurs l’avant-midi et trois l’après-midi. “La sociologie électorale en RDC ” était le premier sujet du jour abordé par le Professeur Kabuya Lumuna. Juste après lui, “l’Histoire de regroupement politique en RDC “, analysée par le Professeur Banyaku Luape a clôturé la première partie de la journée à 13h00.

Lors de la deuxième partie, les discussions ont tourné autour du thème “Elections 2018: Etats des lieux, attentes, conditions de succès et risques”. Comme dans la première partie, ledit thème était regroupé en deux sujets dont “Evolutions de la loi et règlementation électorale ” développé par MM. Juvénal Mwashala et Glody Kinemi et “Etat des lieux du Processus Electoral” par M. Ronsard Malonda.

Brillant exposé, la présentation du Secrétaire Exécutif de la CENI, depuis 2006, 2011 et actuellement en 2018, M. Malonda a apporté de la lumière sur plusieurs questions notamment, la machine à voter, le fichier électoral ainsi que la faisabilité des élections. Il a démontré, avec des arguments techniques, la validité, l’efficacité et même, la raison d’être de la machine à voter dans le processus électoral. ‘’La machine à voter réduit le temps de vote et de mouvement des électeurs dans le bureau de vote dans la mesure où, s’il faudrait faire comme en 2011, les électeurs feraient au moins trois tours dans différents isoloirs pour la présidentielle, les législatives nationales et provinciales. Ce qui prendrait 5 minutes par personne. Avec la machine, en moins de deux minutes, le vote est terminé’’, ajoute le Secrétaire National. Ces recommandations ont été essentiellement adressées aux jeunes acteurs politiques en vue de compléter leurs connaissances. Il est question de la maîtrise du cadre juridique du processus électoral, de la connaissance des agrégats électoraux de sa circonscription, du choix, de l’accréditation et de la formation des témoins, l’animation de la campagne de manière réelle. Il est, également, question du vote et le fait de convaincre les autres à voter, de connaître les mesures d’intégrité du processus électoral et, enfin, de l’acceptation des résultats des scrutins. Sinon, la contestation de manière légale. C’est sur cette note de recommandations aux jeunes candidats que la journée du mercredi 14 novembre 2018 s’est clôturée.

Gracia Kindji


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.