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Créé par Ordonnance n°80/256 du 12 novembre 1980 et transformé en Etablissement public par Décret n°09/63 du 03 décembre 2009, à la suite de la réforme des entreprises du portefeuille de l’Etat, l’Office de Gestion du Fret Maritime (OGEFREM), débaptisé plus tard Office de Gestion du Fret Multimodal, fête ses trente-huit (38) ans d’existence.

C’est une fête d’anniversaire, célébrée tout feu tout flamme, sous le signe de l’espoir et de détermination d’atteindre le pinacle des objectifs assignés, grâce à une gestion axée sur les résultats. Dans sa majesté fonction du Directeur Général de l’Ogefrem, M. Patient Sayiba Tambwe, aux côtés du président du Conseil d’Administration, Jemsy Mulengwa, et du président de la Délégation Syndicale, M. Bulambo Wilondja, a prononcé un discours bilan et événementiel qui retrace, d’une manière générale et globalisante, les contours de ce qu’a été l’Ogefrem lors de sa prise des fonctions en qualité de DG de l’Office, les acquis obtenus depuis son avènement et les perspectives à venir. C’est un discours qui ne laisse transparaitre aucune zone d’ombre, au regard de l’attention de l’auditoire observée dans la salle. C’était dans la féérique salle des banquets du siège administratif, ornée de la couleur de l’étendard de la RDC. Devant des anciens gestionnaires mandataires de l’Office, des hauts cadres retraités et en fonction, Patient Sayiba s’est adressé à un personnel pétillant de santé, prêt à l’écouter et confiant en l’avenir radieux de cette poule aux œufs d’or.

 38 ans d’existence et un bilan élogieux. OGEFREM : un anniversaire fêté sous le signe de l’espoir et de déterminationAvant d’entrer dans le vif du sujet, ce gestionnaire patenté s’en voudrait de ne pas rendre un hommage révérenciel au Chef de l’Etat, Joseph Kabila, qui, grâce à sa vision et leadership éclairé, a placé toute sa confiance en cette équipe directionnelle à la tête de laquelle, trône Sayiba Patient et son Directeur Général Adjoint, Olivier Manzila.

Bilan et projection

Débutée par une séance fervente des prières, dite par le Directeur Veron Bolondonga afin d’implorer Dieu Tout-puissant de continuer à déverser ses grâces abondantes dans cet établissement public qui est le fleuron des entreprises modernes en RDC et aux standards internationaux, le numéro un de l’Ogefrem, d’une rare clarté dans ses expressions, a déclaré, parlant des objectifs ou projets d’avenir, que les différentes réformes auxquelles la haute direction engage pour l’instant, visent, d’une part, à améliorer la performance dans l’exercice de ses missions, par l’accroissement des revenus, source du bien-être social à tous, et d’autre part, à mieux baliser l’avenir pour cimenter encore et davantage l’Ogefrem dans ses missions de Conseil des chargeurs, de conseil technique du gouvernement en matière des transports et aussi, d’un acteur incontournable dans le déroulement du commerce extérieur.

D’ici deux ans, l’Office totalisera 40 ans de son existence. C’est l’âge adulte ou de maturité, rappelle le patron de l’Ogefrem. Ainsi, invite-il l’ensemble des cadres et agents à réfléchir d’ores et déjà sur ce que deviendra l’Ogefrem à l’horizon 2020.

2020, cap vers des interventions palpables

A tout prendre, le premier d’entre les hauts cadres de l’Office veut conduire cette entreprise vers une nécessité d’un Plan d’actions, assortis des objectifs quantifiables et d’un chronogramme de réalisation à évaluer et à mettre à jour périodiquement.

Voilà pourquoi, de façon concrète, indique le DG de l’Ogefrem, le cap 2020 ne sera centré que sur les principaux axes d’interventions basés, entre autres, sur la gestion du fret à l’import et à l’export du pays ; le développement des plateformes logistiques ; l’assistance de proximité aux chargeurs ; le conseil en matière des transports à apporter au gouvernement.

Par la suite, il se fixe comme objectifs à atteindre, sans crier gare, d’ici 2020: une couverture intégrale du fret, avec la souscription d’au moins 10.000 FERI chaque mois. – des recettes mensuelles d’au moins 10 millions USD avant la fin de l’année 2019 et USD 15 millions par mois à l’horizon 2020. – quatre nouvelles plateformes logistiques opérant de manière embryonnaire aux principaux points de rupture des charges dans le pays, à savoir : Kasumbalesa, Lufu, Kasindi et Dilolo ; des bureaux construits et fonctionnels pour les Entités qui en sont dépourvues notamment, la DPNK (Direction provinciale Nord-Kivu) et la DREPO (Direction Régionale Province Orientale). Au moins deux notes stratégiques sont adressées au gouvernement chaque année. Tout compte fait, le DG Sayiba note sur ce chapitre que l’avenir de l’Office est reluisant et ne laisse planer aucun pessimisme. Il a demandé à chacun de jouer sa partition car, avec la détermination, il est possible d’atteindre de nouveaux sommets. Mais, a-t-il prévenu, tout en mettant en garde la famille Ogefrem à s’interdire, dans la mesure du possible, à agir contre les intérêts de l’Office. ‘’Malheur à ce cadre ou cet agent qui pensera agir dans l’ombre car, il n’y a jamais eu de secret dans ce monde des mortels’’, a-t-il martelé.

Les acquis

Sur le plan financier, par exemple, on note un doublement des recettes réalisées grâce au protocole révisé avec la Commission 0,5 perçue pour le compte de l’Office par la DGDA et par le parachèvement du caractère multimodal où même les frets aériens sont comptabilisés. Au plan d’investissement, le port sec de Kasumbalesa n’est nullement un éléphant blanc, rassure le DG. Pour preuve, l’aménagement de l’aire de stationnement, la construction de la clôture et même des espaces administratifs temporaires sont en cours d’exécution. Le début proprement dit des opérations sur le dit port est projeté au 1er trimestre 2019.

Les satisfécits des syndicalistes

Auparavant, le président de la délégation syndicale, Jean-Paul Bulambo Wilondja a vanté les mérites de la haute direction de l’Ogefrem. D’après lui, en effet, plus de retard ni d’arriérés de salaires pour le personnel ; les conditions de travail s’améliorent au quotidien notamment, par la progression des avantages sociaux, la réduction spectaculaires des dettes sociales et l’épanouissement du personnel avec comme conséquence, le débat n’est plus comment arriver au bureau mais plutôt, où garer ma voiture ? La relance de la convention médicale à l’intérieur comme à l’étranger.

Eugène Khonde


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.