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*«L’élévation ne vient ni de l’Orient, ni de l’Occident. Mais, l’élévation vient de l’Eternel», proclament les Saintes Ecritures.

De galère en galère et après avoir parcouru douloureusement son chemin de la croix, le fidèle Jean Léonard Luyeye Bakakasa, alias Matou, a été, au cours de l’année 2018, ordonné ou élevé au rang de Pasteur au sein de l’Eglise de Mangembo par son père spirituel, Pasteur Espérance Mbakadi appelé affectueusement «Daddy», qui en est le responsable attitré. Près de vingt-huit ans de patience pour ce natif de Bandalungwa, commune dans laquelle a vu le jour cette grande église. Du consommateur de la drogue, de pratiquant de la boxe et de karaté, le turbulent jeune Matou Luyeye a complètement transformé sa vie après avoir reçu Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur, après s’être converti en 1990. Actuellement, ce professeur d’Anglais, «Teacher», qui a œuvré pendant longtemps dans le département ou domaine de l’intercession, est Pasteur résident de l’Eglise de Mangembo / Mimoza. Partout où il passe, Pasteur Matou ne cesse de prêcher la conversion aux incrédules, se référant à son passé tumultueux. A l’instar de «Daddy», il prône l’excellence en tout.

Issu d’une fratrie de huit gosses, Jean Léonard Luyeye dit Matou est le quatrième enfant de papa Marcel Luyeye Nkandi et de maman Hélène Nzumba Nimbua, tous deux décédés. Curieusement, le père avait rendu l’âme un certain 3 juin 1989 et la mère le 3 juin 1990. Cette coïncidence des dates a aussi beaucoup bouleversé et influé sur la conversion du jeune Matou. Concernant sa situation familiale, il est marié à Mme Huguette Gereya Luyeye et père de cinq enfants s’appelant respectivement Beraca, Didime, Zoé, Anabel, Lisabel Luyeye.

Au plan scolaire et académique, Pasteur Matou qui a toujours été très curieux depuis le bas âge, effectua ses études primaires à l’EPII Bandalungwa, une école laïque. Puis, le cycle d’orientation à l’institut Saint Georges de Kintambo et les humanités à l’Institut Technique Sociale de la Gombe. Par la suite, il décrocha le grade académique de gradué en management à l’Ecole Technique Supérieure. Pasteur Matou apprit la langue de Shakespeare, d’abord comme autodidacte, avant de suivre une formation pointue au Young Leaders School de même que des stages à l’ambassade américaine à Kinshasa. Comme «teacher», il avait son centre de formation en langue anglaise.
Pasteur Matou était un passionné des arts martiaux. Pendant sa jeunesse à Bandalungwa, il avait pratiqué la boxe, sport de combat, dont ces modèles étaient des aînés de son quartier tels que Benoit Luyeye, son grand-frère, Wazulu, John Abdallah (actuellement Colonel au sein des FARDC), Mendio (Colonel de la Police).

Transformation spirituelle
L’église de Mangembo est née dans le quartier Adoula à Bandalungwa où Pasteur Matou a toujours vécu avant d’émerger. Celui-ci connaissait quasiment tous les pionniers de ladite église dont le Pasteur Auguy Mbona (présentement en Angleterre) et le Pasteur Jean Pierre Tshikulu qui lui prêchait déjà à cette époque. C’est surtout la mort successive de ses parents qui a transformé spirituellement le jeune Matou. Aussi, avait-t-il entendu l’appel du Christ.

Pendant plus d’une décennie (1991-2001), il avait évolué dans le département intercession, devenu domaine de l’intercession, jusqu’à en devenir le chef. Ensuite, Matou Luyeye a été élevé au rang d’Ancien, personne qui veille sur la vie spirituelle des membres de l’église. Ce n’est qu’en 2018 qu’il a été ordonné Pasteur. Un an déjà ! Après avoir été intérimaire à l’église Mangembo / Macampagne, il est, présentement, Pasteur résident à l’église de Mangembo / Mimoza situé le long du fleuve et en face de l’entrée Carrière Ledya.

Selon lui, il a trouvé beaucoup de sérieux au sein de Mangembo. C’est ce qui l’a scotché jusqu’à ce jour. Matou Luyeye avait rejeté toutes les antivaleurs qui le caractérisait pour se tourner vers Dieu et le servir fidèlement. «Pasteur Espérance Mbakadi c’est vraiment mon père spirituel, mon coach, qui m’a adopté. Cet homme intègre, sérieux, craignant Dieu a suffisamment contribué, influencé et impacté ma vie. Ce que je suis aujourd’hui, c’est le fruit de son travail», a indiqué Matou Luyeye. «Daddy» aime l’excellence en tout, y compris dans son style de vie, et s’illustre par des belles bâtisses, des magnifiques infrastructures.

L’intercesseur Matou a aussi encadré beaucoup de femmes, parmi elle la Pasteure Bijou Nikuba. Il s’est fixé pour objectif la transformation de la vie spirituelle des membres de son église, ramener les brebis galeuses au Seigneur Jésus-Christ.
«Sans Moi, vous ne pouvez rien», est-il écrit, noir sur blanc, dans la Bible. Pasteur Matou a, enfin, salué l’initiative du Président de la République, Félix Tshisekedi, de dédier le Congo à Dieu Tout-Puissant au cours d’un culte historique au stade des Martyrs de la Pentecôte. Les pays développés se sont épanouis aussi en raison de leur spiritualité. Ce qui sous-entend que la RDC doit décoller avant tout spirituellement, avec Dieu. Les croyants et, surtout, les païens doivent reconnaitre l’existence de Dieu. Après l’avoir nié durant toute sa vie, le philosophe Jean Paul Sartre avait reconnu l’existence de Dieu avant de mourir.

James Mpunga Yende


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.