Flash

La Nouvelle société civile congolaise (NSCC) a boycotté les consultations sur la formation du Gouvernement, bien qu’elle ait été, normalement, conviée au sein de la composante Société Civile dont certaines organisations se sont entretenues avec Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le vendredi 9 août dernier.

C’est Jonas Tshiombela, Coordonnateur de cette structure, qui a confirmé ce refus de participation, au cours d’un entretien.

La NSCC, à travers son Coordonnateur, a manifesté ses inquiétudes quant à la répartition des postes entre les deux Plateformes Front commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (CACH), excluant par la même occasion, toutes les autres composantes. C’est dans cette ligne droite que cette organisation a rejeté lesdites consultations. En même temps, Jonas Tshiombela a fait savoir que le Premier ministre Ilunga Ilunkamba n’est pas la personne qualifiée pour rencontrer la société civile afin de discuter de la nomenclature gouvernementale. Selon lui, la participation des organisations citoyennes constituant les forces vives de la nation devrait se faire en amont, lors des tractations FCC-CACH et non, en aval, alors qu’un accord de gouvernance a été signé entre les deux plateformes, depuis le 29 juillet dernier. D’ailleurs, les deux familles politiques ont balayé toutes les questions, partant du format du Gouvernement, de la clé de répartition et même, des profils des ministrables. Dans la foulée, Jonas Tshiombela a ajouté que ces consultations frisent non seulement une certaine déconsidération de la société civile, mais aussi, elles ne sont rien d’autres qu’une perte de temps pour les autres structures qui y ont pris part avec l’idée de figurer dans l’équipe gouvernementale. Car, aucune personne ne faisant partie de la coalition FCC-CACH ou adoptée par elle ne peut espérer participer au Gouvernement, a-t-il déclaré.

Réagissant, par ailleurs, concernant le dépôt des listes par les délégués de la coalition FCC- CACH, cet acteur majeur, membre du Comité Laïc de coordination (CLC), a précisé qu’il attend la publication officielle de la cartographie gouvernementale pour voir si elle va répondre aux aspirations de la population.

Dostin Eugène Luange

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.