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* Depuis dimanche dernier, le Premier ministre est en possession des listes de personnalités proposées par les plateformes formant la coalition au pouvoir, à savoir, le Cap pour le changement (CACH) et le Front Commun pour le Congo (FCC), remis par les représentants de chaque côté.

En tant que chef de l’exécutif et pièce maîtresse de la formation du gouvernement, il les passera au peigne fin avant de les transmettre, si son agenda initial se confirmait, aujourd’hui au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi. Déjà, il y a près d’une semaine, les consultations du Premier ministre, Sylvestre Ilunga, se poursuivent en bonne et due forme, spécialement avec les force vives de la nation. Hier, lundi 12 août 2019, à l’Immeuble intelligent, il s’est entretenu avec une délégation de jeunes sénateurs élus des provinces. Ces derniers ont notamment, plaidé pour la prise en compte des projets de développement des provinces. Dans la même journée, le chef du gouvernement a également eu une séance de travail avec les Directions du Ministère des Finances, génératrices des recettes publiques.

Quelques jours donc avant la publication de l’équipe gouvernementale dont il a la charge, Ilunga Ilunkamba a pratiquement fait le tour de table pour recueillir des propositions constructives quant à l’action et au programme du gouvernement en cours de formation. Ce, afin de se rapprocher davantage des préoccupations et des aspirations du peuple congolais. Et, grâce à ses récentes visites de travail dans les services financiers, il s’agissait pour lui de s’imprégner de toutes les réalités nécessaires à la conduite de l’action gouvernementale en vue de mettre en place les conditions de déclenchement du développement du pays.

Par ailleurs, la délégation de jeunes sénateurs était conduite par l'Honorable Jean Bakomito. Elle soutient la relance des filières cacao, de l’huile de palme et du café. Ce sont des secteurs qui, selon ces élus des provinces, sont en mesure de garantir la création des emplois et l'émergence d'une classe moyenne congolaise.
Cette partie d’échanges est la suite directe et logique des consultations du Premier ministre avec les forces vives nationales dont une bonne partie avait été reçue le vendredi 9 août dernier. Les confessions religieuses, l’Association Nationale des Entreprises du Portefeuille de l’Etat, les associations des femmes, les Chefs Coutumiers, les jeunes, la Fédération des Entreprises du Congo et les Personnes Handicapées avaient, eux, soulevé des problèmes et formulé des recommandations nécessaires à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Transparence des recettes oblige
Le chef du gouvernement a également pris langue avec les Directions du Ministère des Finances. Il s’agissait des directeurs généraux de la DGDA, de la DGRAD et de la DGI, représentée par son DGA. Les collecteurs d'impôts et taxes ont été invités à la réflexion sur les mécanismes susceptibles de faire en sorte que toutes les recettes collectées par les régies financières soient effectivement versées sur le compte du trésor public.

Une rencontre fructueuse, en effet, qui fait suite des quatre visites de travail effectuées par Sylvestre Ilunga à l’Observatoire de la Surveillance de la Corruption et de l’Ethique Professionnelle (OSCEP), à la Cour des comptes, à l’Inspection Générale des Finances ainsi qu’à la Direction Générale du Contrôle des Marchés Publics (DGCMP). Partout, le Premier ministre avait pris connaissance du fonctionnement de ces services de l’Etat dans le cadre de la lutte contre la corruption qui est un élément essentiel pour maximiser les recettes publiques et redonner à l’administration publique son rôle central d’appui au fonctionnement optimal de l’Etat.

La Pros.

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.