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‘‘c'est avec beaucoup d'amertume que mon client a appris à travers les médias dont rfi, Radio France Internationale, des sites en ligne et les réseaux sociaux qu'il aurait détourné 25 millions de dollars destinés à la fibre quand il fut ministre des PTNTIC et doit être politiquement indexé‘’.

C’est ce qu’a laissé entendre Me Giscard Massamba, Avocat conseil du Professeur Tryphon KIN-KIEY MULUMBA, dans une plainte à charge des responsables de LICOCO RDC et APNA pour diffamation. La requête a été déposée le jeudi 8 août 2019 auprès du Procureur Général du Parquet Général près la Cour de Cassation, à Kinshasa/Gombe.

‘’Mon cabinet d’avocats a déposé ce jour une plainte pour diffamation contre deux ONG congolaises LICOCO RDC et APNA… qui doivent s’expliquer sur les US $25 millions qu’ils disent que j’ai détournés‘’, a déclaré Kin-kiey Mulumba à travers un tweet dans lequel il cite également quelques médias étrangers et nationaux.
Des causes politiques ?
En fait, depuis quelques jours, certaines organisations de la Société Civile haussent le ton face à la nomination, dans le prochain Gouvernement, des personnalités soupçonnées de crimes de sang, de détournements de fonds ou même sous sanctions internationales. Ces organisations interpellent donc le Premier ministre qui, actuellement, est en pleine phase de consultations formelles.

Parmi celles-ci figurent la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) et le Réseau parlementaire de lutte contre la corruption (APNAC) qui ont décidé de lancer une « campagne d’ici la formation du gouvernement pour effectivement demander à tous ceux qui ont géré les fonds publics, à travers des projets financés par le gouvernement, de rendre compte ».

Tryphon KIN-KIEY Mulumba, en tant qu’ancien ministre en charge des postes, télécommunications, nouvelles technologies de l’information et de la communication sous l’ère Kabila, est pointé du doigt par le président de la LICOCO, Ernest Mpararo qui est revenu sur le projet Fibre optique qui a été financé par le gouvernement congolais. Mais aujourd’hui, selon lui, ‘’nous payons l’internet le plus cher de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC). Nous savons tous qu’il y a eu plus de 25 millions de dollars américains‘’.

Sous mon ministère, a affirmé Kien-kiey sur RFI, je n'ai signé aucun contrat ni géré aucun dollars, ce sont des accusations fantaisistes des réseaux sociaux. ‘’Malheureusement, les ONG ont besoin sans doute de justification pour recevoir de l'argent. Vous pouvez poser la question au Premier ministre Matata qui m'a gardé dans son cabinet de son entrée à sa sortie [...] J'ai suspendu le contrat parce qu'il y avait des mal façons‘’.

Cependant, « Le comportement des accusées qui ne se justifie sans nul doute que par la haine et la jalousie en la personne de mon client, Professeur Tryphon KIN-KIEY MULUMBA, souille considérablement son honneur et sa considération qui nécessite une réparation rapide », lit-on dans la plainte.

Fantaisisme
‘’Ministre sous l’entier Gouvernement Matata Ponyo que VPM ECOFIRE Daniel Mukoko Samba a abandonné. Mes relations avec le Premier Ministre n’avaient pas été excellentes‘’, lance le Professeur Kin-kiey. Ainsi, ‘’je mets la LICOCO et APNAC d’apporter ici le moindre début de preuve que j’aurais signé/géré 1$ de quelque projet. Fantaisisme. ‘’
Il précise, cependant, que ‘’signé un projet quelconque, géré un projet quelconque, empoché 1$ d’un projet quelconque de l’Etat RDC. Un Ministre n’est rien s’il n’est pas accompagné. Un jour, j’ai déposé ma démission sur la table du Premier ministre Matata Ponyo, refusée. ‘’

D’aucuns n’ignorent que le professeur Kin-kiey est l’une des principales figures de la plateforme politique Cap pour le Changement. Son nom est de plus en pus cité comme pouvant faire partie du prochain gouvernement Ilunkamba. Pour certains analystes, il s’agit d’une attaque ciblée contre sa personne.

La Pros.

 

 

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RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.