Flash

*Les feux seront bientôt au vert pour ce qui est du Gouvernement de la République Démocratique du Congo. Après avoir divagué, stagné et cogité, six mois durant, les plateformes membres de la coalition au pouvoir s’activent désormais au sein de leurs familles politiques respectives, en vue de faire ressortir les têtes qui vont pilotés les 48 ministères et 17 vice-ministères, sous la direction du Premier ministre Sylvestre Ilunga. Après élaboration, examen et approbation du chronogramme relatif à la formation dudit gouvernement, les consultations formelles ont été entamées avec ces dernières depuis le mercredi dernier et elles se poursuivront, en principe, aujourd’hui avec notamment, les confessions religieuses et les forces vives de la Nation.
Le même vendredi, les entreprises publiques (Anep), patronat (FEC), délégations des jeunes, des femmes seront également reçues à l’Hôtel du gouvernement. Ce sera, en effet, quelques heures avant la mise en commun par la coalition FCC -CACH du projet des listes des candidats membres du gouvernement. Au plus tard dimanche 11 août 2019, cette liste qui pourrait comporter jusqu’à trois noms pour chaque poste, sera remise au Premier ministre Ilunga.


Ainsi, va-t-il se retrouver avec le Chef de l’Etat pour la confection définitive du gouvernement. Cinq jours de mise en scène, en effet, après plusieurs mois de concertations au sein de chaque camp et entre les piliers de CACH et du FCC sur la mise place de ce gouvernement.

Lors de la publication du fil conducteur concourant au choix des ministrables, Sylvestre Ilunga a rappelé à ses hôtes de respecter le genre et de prendre en compte les personnes vivant avec handicap. Il a promis de former un gouvernement qui serait en harmonie avec les élus. Il sera, a-t-il rappelé, à l’écoute et au service du peuple congolais.
Pour Jean-Marc Kabund, le coordonnateur de Cach et également président intérimaire de l’UDPS, il est bon de proposer au gouvernement des compétences avérées.

Pour ce qui est de l’AFDC et Alliés de l’aile Bahati Lukwebo, rien ne garantit qu’elle fera partie de ce gouvernement dont les places sont très, alors très limitées.
D’ailleurs, pour Néhémie Mwilanya, le Coordonnateur du FCC, l'AFDC-A s'est bien définie en dehors des deux forces politiques qui constituent la majorité parlementaire qui s'est engagée à accorder la légitimité au Premier ministre.

Contexte
Dix jours après la signature, le 29 juillet à Kinshasa, de l’accord de gouvernement entre les négociateurs du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila et du Cap pour le Changement (Cach) de Félix Tshisekedi, une nouvelle étape s’était donc ouverte dans la très attendue annonce de la formation du gouvernement.
Sylvestre Ilunga avait reçu les négociateurs en chef de chaque camp, Jean-Marc Kabund, président par intérim de l’UDPS pour Cach et Néhémie Mwilanya, directeur de cabinet de Joseph Kabila pour le FCC. Chaque camp était accompagné d’une délégation de dix personnes.

La Pros.


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.