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*Avoir la capacité à travailler sous l'autorité du Premier Ministre. Présenter trois candidats par poste ministériel par ordre de préférence avec cv.

Ne pas faire l'objet des condamnations judiciaires fermes en RDC ou à l'étranger. Ce sont là quelques critères auxquels doit être soumis le choix des «Ministrables». Hier, mercredi 7 août, les consultations formelles ont réellement été entamées, en vue de la formation du prochain gouvernement de la République. Les délégations des deux plateformes politiques de la coalition CACH-FCC, ont été reçues par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga qui, ‘’dans cette période de tous les défis et de tous les enjeux‘’, se donne l’objectif ‘’de doter le pays d'un Gouvernement constitué des femmes et des hommes compétents, intègres et déterminés à travailler pour contribuer à améliorer les conditions de vie des citoyens congolais‘’. Cependant, il entend déposer au Président de la République la mouture du gouvernement le mardi 13 août 2019.

Le chef du Gouvernement a, d’entrée de jeu, congratulé les négociateurs du CACH et du FCC qui, selon lui, ont abattu le travail qui a jeté les bases de la formation du Gouvernement de coalition. ‘’Cela a été très long, besogneux mais, au vu des résultats, on peut affirmer aujourd'hui que cela valait la peine‘’. Il entend, cependant, former un Gouvernement en harmonie avec les élus, mais surtout à l'écoute et au service du peuple congolais.
La cérémonie du jour était effectivement consacrée à l'ouverture officielle des concertations avec les composantes de la coalition politique détenant la majorité au Parlement, à savoir la coalition CACH- FCC. Jean-Marc Kabund du Cap pour le Changement et Néhémie Mwilanya du Front Commun pour le Congo ont déjà la lourde tâche de trouver des noms s’inscrivant dans le critérium établi par le chef de l’exécutif.Consultation 2

Ainsi, ont-ils réceptionné le chronogramme relatif à la formation du prochain Gouvernement et le fil conducteur devant conduire à élaborer les listes de personnes braves et intègres à proposer au Premier ministre. Les négociateurs sont, par ailleurs, appelés à doser anciennes et nouvelles figures montantes. Les plateformes politiques doivent également présenter trois candidatures avec un CV (Curriculum Vitae) à l'appui pour chaque poste ministériel, dès le dimanche 11 août 2019.
Par ailleurs, les principes directeurs du fil conducteur soulignent notamment que le Gouvernement de la République est l'institution dont l'objectif essentiel est la conjugaison des efforts de la coalition CACH-FCC pour mobiliser les ressources publiques et autres et les affecter pour améliorer les conditions de vie du grand nombre des citoyens congolais.

L’achèvement d’une longue attente
En fait, à tout prendre, Ilunga Ilunkamba voudrait que cette phase des consultations soit la plus courte possible, car le Peuple congolais a déjà attendu trop longtemps ce Gouvernement. Cela fait donc plus de 6 mois depuis l’investiture de Félix Tshisekedi que le pays évolue sans un nouveau gouvernement.
Nommé le 20 mai dernier, le Premier ministre a tenu à rappeler ‘’avant toutes choses, au démarrage de ces consultations politiques formelles en vue de la formation imminente du Gouvernement de la République que j'ai l'honneur de diriger, je voudrais d'abord remercier sincèrement Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République, Chef de l'Etat, qui m'a nommé Premier Ministre, Chef du Gouvernement‘’.
Mais également exprimer sa gratitude à Joseph Kabila Kabange, autorité morale du FCC qui l'a désigné candidat à ce poste parmi tant d'autres camarades qui ont fait montre d'amour de la patrie et de compétence au sein du PPRD dont il est issu.

Il sied de noter parmi les critères de choix des «Ministrables », l’adhésion au code de conduite du Gouvernement de la République, la représentativité significative genre mais aussi l'équilibre géopolitique.
Outre cela, ‘’tout tourne au ralenti en attendant la sortie du gouvernement. Il va devoir que ceux qui seront dans ce gouvernement comprennent que le Chef de l’Etat voudrait bien que le pays décolle. Le reste à faire est que nous puissions proposer au Premier ministre des hommes et des femmes compétents, intègres et dévoués pour la cause de la nation‘’, a lâché le Président a.i de l’UDPS et chef de file du CACH dans les présentes consultations, Jean-Marc Kabund affirmant que ces discussions se déroulent en bonne et due forme.

La Pros.


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.