Flash

‘’Nous nous sentons très flattés et très émus d’être honorés de nos actions de notre vivant, ce que nous avons souvent fait pour les autres.

Nous remercions la 27ème communauté mennonite de l’ECC de cet acte qui va droit au cœur, et nous espérons que tous ceux qui nous ont suivi durant notre vie seront aussi réconfortés de voir que nos actes ne sont pas passés inaperçus. Nous souhaiterions que notre exemple puisse être suivi par d’autres jeunes parce qu’il n’est pas facile de rester acteur de la société civile en Afrique, au Congo où les partis politiques ou les gains attirent tout le monde’’.Tels sont les premiers mots prononcés par Jean-Marie Ntantu Mey à l’occasion de la remise de diplôme de mérité lui décerné par la 27ème communauté mennonite de l’Eglise du Christ au Congo (ECC).

Ce diplôme de mérite vient récompenser le travail abattu par un homme d’Etat et un homme au service de la nation depuis 1989. Au cours d’un culte d’action de grâce organisé le dimanche 4 novembre à la paroisse centrale de Ngaba située sur l’avenue Mopulu, les proches de cette figure emblématique de la société civile ont rehaussé de leur présence cette séance pour assister à la remise de ce diplôme de mérite décerné au grand notable connu grâce aux multiples actions menées sur le plan culturel à travers le Bureau d’Actions et d’éveil Culturel, BAC, ainsi que de l’Organisation des Forces Indépendantes et Inter-socioprofessionnelles de la Société Civile, OFIS. Ntantu Meyi est une personnalité indépendante qui s’est engagée dans la lutte contre la maltraitance des peuples de basse classe. C’est le rôle d’ailleurs qu’il a joué pendant la Conférence Nationale Souveraine où il a pris part spécialement pour parler des bas peuples. C’est ainsi que la 7ème communauté mennonite de l’ECC, paroisse de Ngaba, lui a rendu hommages.

Zoom sur le BAC et l’OFIS

En effet, l’OFIS est un regroupement de personnalités et d’organisations de la société civile œuvrant dans l’encadrement et dans le soutien aux candidats indépendants alignés aux élections. Créé le 18 octobre 1993, l’OFIS donne l’opportunité aux personnalités n’ayant pas la soif de s’aligner dans des partis politiques d’avoir des idées capables de développer le pays à travers une structure de la société civile.

Pour ce qui est du BAC, il faut dire qu’il s’agit d’une ASBL et une ONG d’éducation civique et culturelle qui œuvre pour la promotion culturelle et de l’éveil de l’esprit et des consciences. Le bac a organisé plusieurs séminaires et journées de réflexion dans les milieux scolaires. Cela, dans le seul but d’éduquer la jeunesse congolaise.

Encouragements

Pour Angèle Makombo, le diplôme de mérite décerné à l’honorable Ntantu Mey, est une façon de rendre hommage, de son vivant, l’homme qui est considéré comme le défenseur des causes justes. «Je suis très heureuse d’avoir l’invitation qui m’a permis de venir prendre part à cette grande cérémonie de remise de diplôme de mérite décerné à l’excellence Ntantu Mey. C’est vraiment fantastique de pouvoir reconnaître et rendre hommage à quelqu’un qui le mérite de son vivant. Monsieur Ntatu Mey se définit comme le défenseur des causes justes, un homme de rigueur, de constance et un homme généreux », a-t-elle dit.

Gaston Kisanga


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.