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Alors que la plupart de ses collègues Députés nationaux ont profité des vacances parlementaires pour retrouver leur base respective à l’intérieur du pays, la Présidente de la Chambre basse du parlement, quant à elle, ne ménage aucun effort pour travailler dans la capitale Kinshasa, siège des institutions, pour l’intérêt général des congolais.

Raison pour laquelle, elle continue de recevoir en audience ceux ou celles qui veulent ou qui travaillent déjà pour la bonne marche de la République démocratique du Congo. C’est dans ce cadre que, mercredi 7 août 2019, Jeanine Mabunda Lioko a accordé deux audiences dans son cabinet de travail de l’Assemblée nationale.

Dans la première, le numéro 1 des élus du peuple, l’a accordée au Directeur général a.i. de l’autorité de régulation et contrôle des assurances, Alain Kanyinda, au cours de laquelle, les deux responsables ont échangé notamment, sur la libéralisation du secteur des assurances en RDC. La deuxième audience a été accordée au représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Dominique Sam, qui n’était qu’une simple visite de courtoisie et de civilité. Pour la première rencontre, il était question d’évaluer avec la speaker de la Chambre basse du Parlement les actions menées depuis l’adoption de la loi sur la libéralisation du secteur des assurances en 2015 et sa promulgation la même année par le Chef de l’Etat. « Nous sommes venus expliquer à madame la Présidente qu’il y a une étape importante qui a été franchie parce qu’aujourd’hui, nous avons autorisé et agréé plusieurs sociétés d’assurances à côté de la Sonas qui sont opérationnelles sur le marché. Il y a quatre nouvelles sociétés d’assurance», a insisté le dg a.i. de l’ARCA.

Au sortir de cette rencontre, Alain Kanyinda a noté qu’aujourd’hui, mieux qu’hier, en dehors de la Sonas, il existe aussi quatre autres opérateurs en tant que sociétés d’assurance et sociétés de courtage. A l’en croire, la Présidente de l’Assemblée nationale n’a pas manqué d’apprécier de voir que cette réforme qui est portée par une loi prend forme. D’où, elle a ainsi accueilli avec satisfaction cette avancée significative dans le secteur des assurances. Et par ricochet, Jeanine Mabunda a formulé quelques recommandations au responsable de l’ARCA, toujours dans l’optique d’améliorer le service de l’autorité de régulation. Elle a, en outre, estimé qu’il y a beaucoup d’étapes importantes qui doivent être franchies et qu’il est important qu’au niveau de l’Assemblée nationale qu’une attention soutenue soit accordée sur le besoin d’amélioration en moyen terme de la loi pour que le marché congolais des assurances soit adapté au niveau des revenus de population avec les assurances purement inclusives.

Concernant la deuxième audience qui a été accordée au représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Dominique Sam, cela n’était qu’une visite de courtoisie et de civilité. Ce représentant a saisi l’occasion pour féliciter la Présidente de l’Assemblée nationale pour son élection au bureau définitif de l’Assemblée nationale survenue au mois d’avril dernier. Les deux personnalités ont, mutatis mutandis, exploré certaines pistes de collaboration. Au final, le numéro Un du PNUD en RDC a réaffirmé à Jeanine Mabunda l’engagement de son organisme d’œuvrer en faveur du partenariat qui existe entre le PNUD et l’Assemblée nationale.

Merdi Bosengele

 

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.