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*Après un temps d’éclipse, revoici Kanku Clément devant les jeunes. Sans tabous, il explose ce matin à Show Buzz, à la lisière de la Gombe.

Danger et méfaits vont, à la lumière de son intervention d’aujourd’hui, être épinglés. Comme quoi, les jeunes congolais ont-là, une occasion d’écouter un homme, l’un des rares congolais, d’ailleurs, à ne jamais faire de l’Europe, un Eldorado. Entre Kinshasa, Bruxelles, Paris ou Washington, il y va comme lorsqu’il traverse Gombe, Kinshasa, Makala ou N’djili. Puis, il rentre au bercail, sur les terres bénies de ses ancêtres, en plein Kinshasa, la capitale de la RD. Congo. Sans coup férir, cet homme pétri d’expérience et doublé d’un long passé en Europe ou ailleurs, n’a donc pas besoin de se laisser emporter par des illusions inutiles, ni des rêves oiseux. Il croit, plutôt, qu’ici, en RD. Congo, tout congolais confiant et ambitieux, peut oser et réussir sa vie.

Dans le souci de conscientiser et d’éveiller la conscience de la jeune congolaise, un forum a été ouvert ce mercredi 7 août en la grande salle de ‘’SHOWBUZZ’’ située dans la commune de Gombe. Sous la férule de Glody Ayeku, Coordonnateur du programme de sensibilisation contre l’immigration clandestine ‘’PROSCIE ‘’, ce Forum de deux jours successifs aura eu le mérite de tabler notamment, sur le danger que comporte l’immigration clandestine et ses effets pervers en termes de risques, pour la nation congolaise, de tomber dans le piège de l’exode des cerveaux et, même, dans une certaine mesure, dans ces noyades devenue monnaie courante lorsqu’on constate le nombre de jeunes dont l’Europe est, apparemment, considérée un havre de bonheur, le paradis sur cette terre des hommes.

Aujourd’hui, dans la matinée, les travaux redémarrent, avec plusieurs intervenants au rendez-vous. Parmi eux, il a été signalé d’avance celle de Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, Député Honorable et leader du MR.
«Mon peuple périt, faute de connaissance », précisent les Saintes Ecritures. Les jeunes garçons et filles sont des personnes les plus instrumentalisés dans la société. Ils sont dotés du désir de se rendre à l’étranger avec, pour objectif primordial, d’y trouver des meilleures conditions de vie.
Par conséquent, ces derniers empruntent une voie illicite clandestine en passant par la mer méditerranée au risque d’y trouver la mort. Il s’agit ici, d’ouvrir les yeux de la jeunesse et, en même temps, pour la pousser à faire tomber des illusions utopiques faisant penser que l’Europe est, en tout et pour tout, un paradis.

A cet effet, en marge de ce forum, il y a eu la projection du film montrant les réalités authentiques et surtout, les conditions inhumaines, les maltraitances, les abus sexuels auxquels sont confrontés ces demandeurs d’asile en cours de chemin ou une fois arrivés à destination. Chose étonnante, il n’y a pas que les congolais qui recourent à cela. Mais, c’est toute une communauté d’africains, en l’occurrence, les soudanais, libyens, Gabonais, Sénégalais, Camerounais et tant d’autres qui s’y lancent, à tue-tête. D’une étape à une autre, les intervenants, chacun dans son domaine respectif, se sont époumonés à en prévenir les dangers. Il y a lieu de noter également la présence de Toussaint Tshilombo, ancien Ministre de l’Information et de la communication, Professeur des universités, de M. Théo Ambenga, représentant du Ministère des congolais de l’Etranger et, puis, du représentant de l’Interpol congolais, tous venus apporter une pierre à l’édifice, quant à ce forum organisé à l’initiative de l’Absl ‘’Jeunesse Eclairée’’. Pour sa part, Toussaint Alonga, agissant en bon maître, a lavé les cerveaux des participants à travers son exposé. Il a, par exemple, démontré que c’est à tort que d’aucuns pensent que le paradis, c’est l’Europe. Et, pourtant, tous ceux qui y vont de manière clandestine sont butés, notoirement, à la mort ainsi qu’à tant d’autres situations inconfortables. D’autres encore, plus précisément, les filles deviennent des objets de sexe, sont, si souvent, livrées aux pratiques infrahumaines à l’instar de certaines corvées…Il n’y a pas un seul endroit où l’on peut se sentir mieux que chez soi, a-t-il Toussaint Alonga.

Remèdes
Certes que le Congo est une nation où le taux de pauvreté est élevé. Mais, cela n’est pas une raison de chercher forcément la vie ailleurs. Car, la réussite est aussi ici. Il suffit juste de croire en soi, de ne rien convoiter de l’extérieur et, ensuite, d’éviter de faire passer des gens pour des « bouc-émissaires », tant que chacun sera maître de sa vie, il ira de l’avant qu’il soit ici ou à l’étranger.
Pour Alonga, en effet, la solution proviendrait de la détermination de trouver du travail. Sur la même lancée, Toussaint Tshilombo a expliqué aux jeunes désireux d’effectuer des études à l’Etranger de pouvoir le faire en tenant compte de normes légales. Alors que ses co-intervenants ont fustigé, eux, du haut de la tribune, ‘’que le péril est énorme face à ce fléau. Cela n’épargne personne d’autant plus qu’il y en a ceux qui ont été jetés dans l’eau pour servir de proie aux baleines et quant aux filles, la plupart sont tombées le piège des maisons closes sans grande possibilité d’évasion. Le mieux à faire, c’est de rester au pays afin d’investir dans l’espoir que Dieu agira’’, concluent-ils.

Témoignages choquants
Trois jeunes filles victimes de la traite sauvage à Koweït, continent d’Asie, ont étalé les expériences hostiles vécues. A les entendre parler, elles ont subi des tortures laissant à désirer.
Tenez ! Tout commence à longueur du chemin où la barque transportant des immigrants a trompé leur vigilance, les amenant vers un endroit dont elles ignoraient l’origine. Et, c’est par la suite que des hommes bizarres ont apparu pour les chercher afin de les déposer dans des maisons closes, là où on leur avait injecté des piqures suspectes devant servir à leur existence dans le domaine du sexe.

Quant à d’autres, elles travaillaient sans repos comme domestiques jusqu’au point de vomir du sang abondamment, voire tombaient malades, loin de tout soutien physique, ni moral.
En conclusion, l’interactivité était fructueuse entre les intervenants et les participants dont nombreux sont des étudiants.
Et, au bout de compte, toutes les préoccupations ont trouvé gain de cause. C’est aujourd’hui que les rideaux seront tirés pour la fin de ce Forum dont les jeunes auront, certainement, tiré des vrais enseignements.

La Pros.


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.