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A l’occasion de la clôture de mois de juillet consacré à la commémoration du 313ème anniversaire de la mort de la prophétesse Kimpa Vita, le Président du CNSA, Joseph Olenghankoy, a communié avec les fidèles des confessions religieuses des églises autochtones traditionnelles Bangunza Mpeve N’longo (CREATBM).

Dans son adresse, le numéro 1 des Fonus, n’a pas manqué d’inviter cette confession religieuse de soutenir les actions des autorités, à travers des prières afin de consolider la démocratie dont les premiers signaux se sont annoncés avec la première passation pacifique et civilisée entre le Président de la République entrant Félix Tshisekedi et son devancier Joseph Kabila.

Le 2 juillet 2019, cela faisait exactement 313 ans depuis que la princesse Kimpa Vita, brûlée vive avec son enfant au dos ensemble avec son mari alors qu’ils ne faisaient que défendre les intérêts du Congo contre les occidentaux. Pour clôturer ce mois en beauté, les églises religieuses autochtones avaient organisé une grandiose cérémonie mercredi 31 juillet dernier à laquelle avait pris part le Président du CNSA, Joseph Olenghankoy qui, dans son mot de circonstance, a rappelé le rôle que doit jouer les fidèles de cette église pour la consolidation de la démocratie et contribution en même temps au développement de la nation. A l’en croire, après la première alternance pacifique que le Congo a connu à l’issue des élections du 30 décembre 2018, tous les citoyens doivent enterrer la hache de guerre, du tribalisme et mettre à l’écart les mauvaises pratiques qui freinent le développement du pays de Lumumba et Mzee Laurent Désiré-Kabila. A ce sujet, Joseph Olenghankoy reste convaincu que les églises ont un rôle important et voire de première main à jouer dans l’élévation d’un pays. «Dans toutes les grandes nations notamment, aux Etats-Unis, les églises contribuent efficacement au développement grâce à la parole de Dieu. Je dois vous avouer que je suis convaincu que les Bangunza vous faites l’honneur de nos églises, car chaque peuple a sa culture et notre culture et la force c’est vous les Bangunza», a-t-il déclaré devant des représentants des églises traditionnelles venues de tous les quatre coins du pays réunis au siège de l’Eglise situé dans la commune de N’djili non loin du terrain Sainte Thérèse.

Reconnaissance juridique de la CREATMB
Par le biais du Directeur de cabinet de son représentant légal, la CRETMB plaide pour une reconnaissance juridique de leur église. En d’autres termes, les membres des églises autochtones traditionnelles invitent les autorités congolaises à faire du CREATMB une neuvième confession religieuse du pays. Cette demande est considérée par le Président du CNSA comme une simple formalité qui pourrait être résolue dans les jours qui viennent mais le plus important c’est d’abord le développement du pays. « La reconnaissance juridique n’est qu’un simple papier signé par une autorité quelconque mais la reconnaissance qui prime c’est d’abord la prière pour le pays. Vous avez de la force plus que celle qui se fait aux pays de l’Afrique de l’Ouest où les religieux abandonnent leurs pays entre les mains du seigneur », a-t-il rappelé.

Hommage à Joseph Kabila et Félix Tshisekedi
Cette célébration était également une opportunité pour le Président du CNSA de rendre un vibrant hommage au Président honoraire Joseph Kabila qui a résisté aux mauvais conseils de son entourage, a accepté de passer volontairement la main à son prédécesseur sans effusion de sang. « C’est ici le lieu de rendre hommage au Président sortant Joseph Kabila pour son sens de courage et patriotique pour avoir cédé le pouvoir au nouveau Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi. Je vous demande de prier pour ces deux hommes. Et surtout pour le Président entrant qui a une lourde responsabilité de conduire ce grand pays. Vos soutiens spirituels vont jouer un grand rôle pour la réussite de son mandat. Le pays traverse un moment historique, ce n’est plus donc le moment de faire l’opposition comme ce fut le cas pendant la période de Mobutu », a exhorté Joseph Olenghankoy.

Gaston Kisanga


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.