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*La bonne gouvernance et la lutte contre la corruption sont indiscutablement les priorités du Premier ministre, Sylvestre Ilunga, nommé le 20 mai 2019 par Ordonnance présidentielle.

A l’heure de la formation du prochain Gouvernement dont les tractations sont, semble-t-il, à terme, il a effectué deux visites de travail le jeudi 25 et vendredi 26 juillet dernier respectivement, dans les locaux de l’Observatoire de la Surveillance de la Corruption et de l'Ethique Professionnelle (OSCEP) et ceux de la Cour des comptes, à Kinshasa. Avant de prendre officiellement les arcanes de son pouvoir, il a tenu à se rendre personnellement compte du fonctionnement de ces deux services financiers afin de s’imprégner de toutes les réalités nécessaires à la conduite de l’action gouvernementale en vue de mettre en place les conditions de déclenchement du développement du pays.
Le jeudi, il a été reçu par le Directeur de cabinet du Ministre de la Fonction publique, Me Nlandu, et du Directeur Général de l’OSCEP, le Professeur St Augustin Mwendambali.
Une descente sur terrain qui s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la corruption qui est un élément essentiel pour maximiser les recettes publiques et redonner à l’administration publique son rôle central d’appui au fonctionnement optimal de l’Etat.

Le Premier Ministre Ilunga a fait le tour complet de cet organe et a attentivement écouté les explications du responsable de l’OSCEP et de ses agents qui se sont librement exprimés.
‘’Le déplacement du Premier ministre en ce lieu est pour nous une mesure de grâce. Lui-même est venu se rendre compte de l’état dans lequel fonctionne les agents et cadres de l’OSCEP‘’, a déclaré le Directeur Général. Selon lui, cette visite n’est pas non plus à exclure par rapport au dernier discours du chef de l’Etat qui, précise-t-il, a compris dans quelle condition l’OSCEP travaille. ‘’Et sans qu’il puisse en parler outre mesure, le Premier ministre a pu relever l’attention que véhiculait le discours du chef de l’Etat‘’.
Lors de cette visite guidée, Sylvestre Ilunga est passé par la Direction générale des différentes divisions fusionnées dans un seul local tel que celles des opérations des ressources humaines, de la bonne gouvernance et des services de call center. Pour les agents de cet organe, il s’agit tout simplement d’une visite formidable car, le chef du Gouvernement s’est personnellement résolu à identifier les maux qui les taraudent au quotidien.

Fermer les vannes de la corruption
C’est, en effet, une visite qui annonce les actions futures du gouvernement qui seront tournées vers la bonne gouvernance. ‘’Donc vous voyez, le Premier ministre s’est révélé une fois de plus le centre de la bonne gouvernance, il n’a pas attendu l’instruction du chef de l’Etat. L’action prioritaire du gouvernement ne peut pas s’écarter par rapport à la vision du Président de la République qui a dit : la restauration de l’Etat des droits. Il vise le social du peuple, le peuple d’abord‘’, a laissé entendre Augustin Mwendambali. Mais, pour y arriver, ‘’il y a un préalable : il faut fermer les vannes de la corruption pour que dans les caisses de l’Etat l’argent gonfle. Et dès que l’argent sera au rendez-vous, on va commencer par la redistribution équitable du revenu national‘’.

A la Cour des comptes, Ilunkamba tâte le terrain
Après l’OSCEP, le Premier Ministre Ilunga Ilunkamba a effectué ce vendredi 26 juillet 2019, une visite de travail au siège de la Cour des comptes de la République Démocratique du Congo. Ici, il a été accueilli par M. Samuel Madudu Mfuma, président des chambres, représentant du président de la Cour des comptes en mission, et l'avocat Général Kayumba qui assure l'intérim du Procureur général.
Il s’agissait pour le Premier Ministre de se rendre compte des conditions de travail dans cette juridiction chargée de contrôler la bonne gestion des finances publiques. Les hôtes du Premier Ministre se sont dits agréablement surpris par cette visite, la première d’un chef du Gouvernement.
Les deux magistrats, quant à eux, ont brossé, à l’intention du professeur Ilunga Ilunkamba, les difficultés qui entravent l’efficacité de la Cour des comptes dans le contrôle des finances publiques en RDC notamment, l’insuffisance des matériels et équipements, l’exiguïté des salles, etc.

Pour eux, cette descente est profitable. ‘’Nous sommes honorés de voir un Premier ministre qui a le souci de voir comment la Cour fonctionne ; parce que la Cour c’est le conseil au niveau du Parlement, du chef de l’Etat, du Gouvernement pour aider le pays à améliorer sa gouvernance financière. Donc, le chef du gouvernement a une vision. Ce n’est pas par hasard qu’il est venu voir la Cour des comptes. Beaucoup de nos dirigeants ne connaissent même pas où se trouve la Cour des comptes‘’, a soutenu Samuel Madudu.
Il faudra donc des moyens nécessaires à cette Cour pour un contrôle efficace des finances publiques. Pour le Général Kayumba, l’arrivée du Premier ministre augure une nouvelle ère. ‘’En fait, nous considérons que la Cour des comptes n’avait pas encore commencé à fonctionner, et avec la visite du chef du gouvernement qui vient de passer ici, le contact qu’il a eu avec nous, il nous encourage davantage. La Cour des comptes va commencer son travail‘’. Et, de préciser que ‘’nous, en tant que parquet général près la Cour des comptes, nous devons veiller à ce que tous les gestionnaires qui se disent ordonnateurs doivent rendre compte‘’.
Formidable pour les uns, salvatrice pour les autres, la visite de ce vendredi à la Cour des comptes survient après celle de jeudi à l’OSCEP, et donne le ton de l’un des objectifs du Premier Ministre Ilunga Ilunkamba : la bonne gouvernance et la lutte contre les antivaleurs pour maximiser les recettes à travers le contrôle des finances publiques.

La Pros.

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.