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Après les élections générales du 30 décembre 2018 ayant abouti à une toute première alternance pacifique et civilisée du pouvoir en RD. Congo, les relations diplomatiques entre le pays de Lumumba et la Belgique vont désormais bon train.

D’ailleurs, c’est dans le cadre de la consolidation de ces relations que le Président congolais, Félix Tshisekedi, sauf changement de programme, devra effectuer une visite dans la capitale de l’UE au mois de septembre prochain. L’annonce a été faite le dimanche dernier par le chargé d’affaire belge à Kinshasa, lors d’une réception organisée à l’occasion de la Fête nationale belge. M. Philippe Bronchain, cité par l’agence Belga, a rassuré en outre la détermination de son pays d’aider le Congo-Kinshasa. «La RDC est restée et restera le premier bénéficiaire de l’aide publique belge au développement et la Belgique est restée et restera au côté du partenaire congolais», a-t-il déclaré.

Le diplomate belge a, dans un autre chapitre, rappelé que son pays a consacré l’an dernier une centaine de millions d’euros aux programmes de développement en RD. Congo. D’où, a-t-il démenti une rumeur faisant état d’une interruption de coopération belgo-congolaise l’année passée. «Tout appui confondu, notre pays a consacré aux alentours de 100 millions d’euros aux programmes de développement en RD. Congo en 2018 », a dit M. Bronchain, qui devrait quitter Kinshasa au mois d’août avant l’entrée en fonction d’un ambassadeur en titre, Johan Indeku, désigné par Bruxelles dans le cadre d’une normalisation desdites relations belgo-congolaises.

En ce qui concerne le développement rural, le diplomate belge affirme que 11 sur les 26 provinces que compte le pays, sont déjà bénéficiaires d’enseignement professionnel avec une orientation sur les possibilités d’emploi, dans le secteur de la santé et la lutte contre les violences sexuelles. « Notre pays intervient dans les 11 des 26 provinces en faveur des populations rurales, en appuyant l’agriculture familiale et en développant des réseaux de distribution d’eau et d’électricité. La Belgique intervient en matière d’enseignement professionnel avec une orientation sur les possibilités d’emploi. Elle intervient aussi dans le secteur de la santé en se focalisant sur l’accès aux soins, la lutte contre les violences sexuelles et l’éradication de la maladie de sommeil », a ajouté le futur ambassadeur au Pakistan.

Lutte contre Ebola
Dans le cadre de la lutte contre la maladie à virus Ebola, la Belgique a augmenté 50 % de son aide humanitaire pour la porter ainsi à 25 millions d’euros, afin d’anéantir cette épidémie qui frappe le pays. « Nous prenons notre part face à cette épidémie d’Ebola qui frappe le pays. Nous n’oublions pas non plus les partenaires à travers nos ONG, les universités belges et les institutions onusiennes et multilatérales, ou encore les formations suivies chaque jour par plusieurs énarques congolais au sein de l’administration belge’’, a ajouté Bronchain.

Gaston Kisanga

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.