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Le Révérend Dr. Ambassadeur Milenge Mwenelwata mène depuis plus d’une semaine une campagne de sensibilisation des populations du Nord-Kivu et d’Ituri contre la maladie à Virus Ebola qui fait rage dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.

En tant que deuxième Vice-président National de l’Eglise du Christ au Congo et Ambassadeur de la Paix, il a effectué récemment une décente sur terrain, à Goma, où il séjourne. Cela fait suite à la «Journée de réflexion sur la persistance de la maladie à virus Ebola au Nord Kivu et en Ituri» organisé par le Syndicat d’Entraide Chrétienne (SEC), en collaboration avec l’Eglise du Christ au Congo (ECC).

Cette Journée de réflexion à laquelle avaient pris part les députés, sénateurs, personnel médical, diplomates, acteurs de la société civile et autres s’était résumée avec des recommandations fortes et des engagements pris par les différentes parties à la riposte anti Ebola.

Arrivé dans la province du Nord Kivu, le Révérend Dr Milenge avait eu à engager des consultations avec les différents groupes locaux et les leaders d’opinion de ce coin du pays, concernant la persistance de la maladie et la réponse à engager qui sera proportionné au contexte. Accompagné de la représentante-pays de l’Entraide Norvégienne pour le Développement (NCA), il a lancé un appel à la mobilisation générale des églises de la RDC pour l’éradication de la maladie à virus Ebola de la partie-est de la RDC.

Il s’exprimait le mercredi dernier au cours du séminaire des pasteurs de la Communauté Baptiste au Centre de l’Afrique (CBCA) à Goma, populairement connu sous le nom SEPACA. Ce séminaire qui revient tous les cinq ans réuni depuis le dimanche 14 juillet 2019 des pasteurs venus des 18 postes ecclésiastiques de la CBCA. Au total, 700 pasteurs provenant des quatre coins du pays et de la sous-région africaine de Grands-Lacs prennent part à ce rendez-vous quinquennal.
A la rencontre des pasteurs, l’Ambassadeur Docteur Milenge s’était fait accompagner de la Représentante-pays de l’Entraide Norvégienne pour le Développement (NCA), Madame Vibeke Skauerud. A son tour, la représentante du NCA s’est montrée préoccupée par l’expansion de l’épidémie d’Ebola et les risques que cela présente au pays, à la région et au monde entier. La Représentante-pays du NCA a invité les pasteurs à user de leur force mobilisatrice pour amener les communautés locales à s’approprier la lutte contre Ebola et à aider à briser la résistance. Madame Vibeke Skauerud a rappelé aux serviteurs de la CBCA la place qu’elle occupe en tant qu’église dans la question, car dotée d’une force qui surpasse la portée d’atteinte de toutes les autres organisations.

Rejoindre la riposte
Ce grand rassemblement a été une opportunité à ne pas manquer, estime l’Ambassadeur Docteur Milenge. A cette occasion, il a appelé les pasteurs et leurs fidèles à rejoindre la riposte contre Ebola. Les pasteurs sont pour leurs communautés des leaders d’opinion irremplaçables et ils sont le dernier rempart vers lequel les populations congolaises tournent durant les moments difficiles. Le Révérend Dr Milenge a exhorté les pasteurs de la CBCA à développer un discours qui cadre avec le contexte du moment.

La maladie à virus Ebola persiste en RDC depuis le 31 juillet 2018. Plus de 1650 personnes sont décédées de la maladie actuellement en pleine expansion. Les provinces du Nord Kivu et d’Ituri sont touchées par l’épidémie. Le jeudi 18 juillet 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS, a déclaré l’épidémie d’Ebola en RDC une urgence sanitaire mondiale.

Jules Ntambwe


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.