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Ça y est. Ils se sont mutuellement demandé pardon et ont officiellement mis fin aux querelles intestines qui les rongeaient. Le jeudi 18 juillet 2018, au siège de leur structure, la Communauté Islamique en République Démocratique du Congo a organisée une cérémonie de «Doua» au cours de laquelle a été enterré le conflit de longue durée qui opposait ses membres les uns contre les autres.

A ce jour, au nom de la paix et de la patience, toutes les structures de cette communauté sont désormais fondues, à travers les deux imams coordonnateurs nationaux, chacun s’exprimant au nom de son groupe.

Une cérémonie marquée par des acclamations des fidèles présents à l’évènement. Les deux Imams se sont livrés à des accolades, signe de fin de la guerre. «Takbir» ! C’est en ces termes que se sont réjouis des jeunes musulmans à la suite de cet évènement.
‘’Après avoir glorifié Dieu et imploré sa grâce à la suite de la situation de crise vécue par la communauté où j’étais dans un parti et mon frère de l’autre côté ; aujourd’hui, nous nous sommes rendu compte qu’il ne faut pas laisser le peuple dans cette situation. C’est pourquoi, je demande pardon à Dieu pour cette situation dont j’étais à la base‘’, s’est exprimé l’Imam Zaidu Ngongo. C’est ainsi qu’il a demandé pardon à tous les musulmans, à son frère mais également à tous ceux qui sont derrière lui pour ce qui s’est passé.
L’ambiance était donc toute particulière au siège de la Communauté Islamique en RDC (COMICO). Les 17 étapes de la Doua se sont déroulées en présence de plusieurs fidèles et ont été donc respectées.
Zaidu Ngongo a reconnu, par ailleurs, devant la presse que les deux parties avaient le souci de mettre de l’ordre dans cette affaire, étant donné que les autorités du pays se sont investies, particulièrement la Présidence de la République. Et, c’était le moment de trouver la solution au problème qui gangrenait la communauté. ‘’Nous leur sommes reconnaissant au nom de toute la communauté musulmane‘’, a-t-il soutenu.

De son côté, Sheikh Ali Mwinyi a reconnu que la communauté Islamique vient de traverser une longue période de turbulence. ‘’En mon nom propre et au nom de mon groupe, je demande des excuses à tous les musulmans qui se sont sentis offensé de près ou de loin par mes paroles ou mes actes au nom d’Allah‘’, a-t-il témoigné.
Exprimant une satisfaction à la suite de cette cérémonie, il a lui aussi remercié toute la communauté ainsi que les autorités du pays dont le Chef de l’Etat pour s’être investi dans cette recherche de la paix. Car, pour lui, ce dernier a pleinement le droit et l’obligation d’intervenir dans ce genre de situation, en tant que garant de la nation. Il en a profité pour recommander à la communauté musulmane de s’armer de patience et de paix car, tout ce qui s’est passé a été enterré et qu’une nouvelle période voit le jour.

Même discours pour l’Imam Zaidu Ngongo qui exhorte tous les musulmans à garder le calme et précise que toutes les structures de la communauté sont désormais fondues. Maintenant, il vient de se créer une coordination nationale qui chapeaute tout. Ladite coordination, a-t-il précisé, va se réunir et envoyer des circulaires avec des notifications qu’il faudra appliquer petit à petit jusqu’à ce que sera mises en place des structures finales au niveau de l’assemblée générale qui va se tenir six mois après la date de l’enterrement de la hache de guerre.

Pour ceux qui ne le savent pas, la «Doua» est une prière ou une invocation à Allah. Elle peut changer le destin du croyant, qu'aucune action humaine ne peut faire. C'est l'essence de l'Ibadah (adoration). Pour les musulmans, avec la Doua, il est impossible d’échouer et sans elle, impossible de réussir. Dans le bon ordre des choses, la Doua devrait être le premier et le dernier recours d'un musulman croyant.

La Pros.

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.