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Après avoir été définitivement radié du Front Commun pour le Congo, le Sénateur Modeste Bahati vient d’être exclu du Regroupement politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A).

Annonce faite hier, mardi 16 juillet 2019, au cours d’une assemblée générale extraordinaire réunissant les Membres de la Conférence des Présidents des Partis Politiques du Regroupement Politique «AFDC-A» élargie aux présidents, aux élus nationaux et personnalités politiques. Désormais conduite par la Députée nationale Néné Nkulu, accompagnée de 4 Vice-présidents, 2 rapporteurs et 1 questeur, l’AFDC-A à travers la Conférence des Présidents, réaffirme son appartenance sans équivoque au FCC, sa plate-forme politique.

Les présidents des partis politiques de l’AFDC-A élargie aux présidents, aux élus nationaux et personnalités politiques, prennent acte de la décision prise par le Sénateur Modeste BAHATI LUKWEBO ‘’d'évoluer désormais en autonomie et en toute indépendance allant jusqu'à la création de sa propre plate-forme sans l'avis préalable de La Conférence des Présidents desdits partis membres du Regroupement‘’, a laissé entendre le Député national Rashidi Bukanga, désigné Rapporteur du Regroupement.

Ils prennent également acte de la radiation du FCC de Bahati Lukwebo et l’excluent ‘’de la direction de notre Regroupement Politique AFDC-A et ce, conformément aux articles 37 et 39 alinéa 4 du Règlement intérieur du Regroupement‘’, lit-on dans la déclaration de ce mardi, à Rotana. Ce, ‘’considérant les dispositions pertinentes de la Charte constitutive du Regroupement AFDC-A et après l'échec de maintes tentatives de faire revenir à la raison Monsieur Modeste BAHATI LUKWEBO par la Conférence des Présidents‘’.

Outre cela, la conférence des Présidents désigne l'Honorable ILUNGA NKULU Néné Présidente de l'AFDC-A, en qualité de Présidente de la Conférence des Présidents, organe suprême du Regroupement et de droit. Elle est assistée de quatre vice-présidents dont les Députés nationaux Steve Mbikayi (PT) et Patrick Djanga (AFDC).
Ils réitèrent également leur loyauté à l'Autorité Morale du FCC, Joseph Kabila.
Dans la suite de la journée, ces cadres de l’AFDC-A qui sont restés dans le FCC ont saisi Jeanine Mabunda, présidente de l’Assemblée nationale, pour lui notifier de l’exclusion de Bahati Lukwebo de ce regroupement politique. La délégation était conduite par Néné Nkulu.

En même temps à la chambre basse du Parlement, Bahati Lukwebo a déclaré que son regroupement politique prend son autonomie et est devenu désormais une plateforme politique à part entière, comme le Cach, FCC et Lamuka.
De ce fait, il invite le Chef de l’État, Félix Tshisekedi et le CNSA à interdire toute ingérence au sein de son regroupement AFDC-A. aussi, Modeste Bahati demande à Ilunga Ilunkamba, nouveau Premier ministre, d’accélérer les consultations dans le but de former le gouvernement et ce, en tenant compte de la nouvelle majorité.

Ces réactions politiques interviennent après la Conférence des Présidents des Regroupements Politiques membres du FCC tenue le lundi 15 juillet 2019 à l’issue de laquelle Modeste Bahati Lukwebo a été radié de cette méga plateforme politique. Par ailleurs, il a été demandé aux cadres du Regroupement politique AFDC-A, ayant obtenu, en tant que FCC, des mandats politiques au sein des Institutions politiques nationales et provinciales, de se déterminer vis-à-vis du nouveau leadership de ce Regroupement endéans 7 jours.

Boris Luviya


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.