Flash

C’est hier, jeudi 11 juillet 2019, que le représentant de la FAO à Kinshasa, M. Aristide Obame, a reçu dans son siège à Kinshasa- Gombe, le Secrétaire Général de l’agriculture, M. Evariste Bushabu Bopeming pour le lancement officiel des activités du projet d’appui à la structuration du programme national de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle en Agriculture.

En effet, c’est depuis plus de deux décennies que la malnutrition, dans toutes ses formes, a atteint un niveau élevé et reste un grave problème de santé publique auquel est confrontée la RDC, renseigne les différentes enquêtes. Ce, malgré les progrès enregistrés dans la réduction de la mortalité infanto-juvénile et ce problème reste encore une priorité dans le domaine de santé publique. Ce projet, qui sera appuyé aussi financièrement que techniquement par la FAO, facilitera la mise en place d’un organe technique chargé de la mise en œuvre de la politique Nationale de Sécurité Alimentaire et la Nutrition dans le secteur agricole.

Ce projet d’appui est le fruit d’une requête que le ministère de l’agriculture avait soumis à la FAO, demandant un renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles de ses services, par la mise en place d’un organe technique chargé de la mise en œuvre de la Politique Nationale de Sécurité Alimentaire et la Nutrition dans le secteur agricole. Cela, depuis 2017, comme l’indique si bien Aristide Obame, le représentant de la FAO en RDC. C’est dans cette logique qu’un atelier de lancement des activités en rapport avec ce programme a eu lieu au siège de la FAO. Cette activité a connu la participation du Secrétaire Général de l’Agriculture, M. Evariste Bushabu et du Directeur d’étude et de planification de l’agriculture, M. Augustin Maharanyi, des corps de l’enseignement ainsi que de plusieurs structures évoluant dans le secteur agricole et nutritionnel.
Il était question de passer l’information et de solliciter les contributions de toutes les parties prenantes sur ce projet pour atteindre les objectifs fixés et s’assurer de l’approbation de ces derniers.

Le manque d’information favorise la malnutrition
Au cours de cet atelier, Augustin Maharanyi, le directeur d’étude et de planification a brossé en grosso modo les grandes lignes du plan et les résultats escomptés. « Plusieurs facteurs concourent à la persistance des prévalences élevées de malnutrition en RDC, parmi lesquels : la faible disponibilité des aliments, les mauvaises pratiques alimentaires et nutritionnelles, les conflits intercommunautaires, les maladies dont l’épidémie d’Ebola et de cholera ainsi que la faible couverture géographique de la promotion de l’Alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE), avance-t-il. Il y a aussi, poursuit-il, que les mauvaises pratiques alimentaires et nutritionnelles sont, entre autres, dues au manque d’information et d’encadrement des populations par les secteurs attitrés pour induire le processus de changement et d’adoption de comportement favorable. Ce constat amer a conduit le gouvernement congolais de recourir à l’expertise de l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation afin que cette dernière lui apporte non seulement l’appui financier mais aussi technique pour renforcer les capacités du corps enseignant dans les domaines de la nutrition et de la sécurité alimentaire. Cela permettra d’offrir des programmes adéquats aux écoles de santé, d’agronomie et d’élevage, car, les étudiants d’aujourd’hui seront les professionnels de demain dans le domaine de nutrition.

Apport du gouvernement
Il sied de noter que le Gouvernement congolais a, quant à lui, contribué dans la mise en place du comité technique chargé de la coordination et le suivi du projet. Il prendra aussi en charge les salaires des services publics impliqués, il fournira la documentation et l’information nécessaire à la mise en œuvre du projet et facilitera les mouvements du personnel et sa sécurité, il prendra des actes administratifs et les arrangements nécessaires à une application des dispositions générales qui régissent la mise en œuvre de ce projet avec la FAO et offrira également, selon l’activité programmé, des cadres de travail pour des réunions du comité technique, pour diminuer le coût des dépenses.

Tout compte fait, le secrétaire général à l’agriculture, M Bushabu Bopeming, a remercié toutes les parties prenantes présentes à ce lancement officiel et a promis de travailler d’arrache-pied pour éradiquer le problème de nutrition qui ronge encore ce vaste et opulent pays. Le représentant de la FAO a, lui aussi, délier sa langue pour exprimer sa joie de voir continuer volontiers la collaboration entre le Gouvernement congolais et la FAO et a rassuré que cette structure qu’il représente ne ménagera aucun effort pour accompagner le Gouvernement de la RDC dans l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition de la population congolaise : « notre souhait est que ce projet soit un levier intégrateur de la sécurité alimentaire et la nutrition comme un vecteur de développement durable et un domaine transversale important», a-t-il conclu.

Grâce Kabedi

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.