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Raymond Mukoka Kuvula vient donc de recevoir les dernières gerbes. Le Premier ministre, Bruno Tshibala, de mèche avec l’Udps, lui a rendu les hommages mérités.

En effet, en sa qualité de co-fondateur historique de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social et membre du premier observatoire national dans lequel il siégeait avec l’illustre disparu, il était à la tête de tous les co-fondateurs encore en vie et les pionniers du parti des années 1980-1990, pour conduire Mukoka en sa dernière demeure.

Ce dernier était également Co-fondateur du parti depuis le 29 septembre 1982, après la relégation de 13 parlementaires.

Pourtant, ce malheureux évènement a été l’occasion, pour lui, de réunir tous les pionniers de l’Udps sous son autorité. Ainsi, tous les jeunes gens qui n’auront ni connu les péripéties, ni consenti les sacrifices énormes qui ont été endurés pour que la démocratie soit proclamée le 24 avril 1990, doivent rentrer dans les rangs et être interdits de parler de l’Udps abusivement.

Le ‘’Saint Brutshi‘’ a donc été unanimement félicité pour cet acte de reconnaissance qui permet ainsi de préserver le patrimoine qu’est l’Udps. L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, faut-il le rappeler, totalise 38 années de résistance et Bruno Tshibala totalise, lui, 38 années de lutte, sans compter les deux ans passées au Parti Lumumbiste. C’est donc 40 longues années de lutte qui se doivent d’appartenir au palmarès d’une histoire glorieuse.

La Pros.


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.