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2019 est une année spéciale pour le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) qui célèbre un triple événement, à savoir : la journée mondiale de la Population ce jeudi 11 juillet, au rythme du cinquantième anniversaire de cette organisation mixé aux 25 ans de la Conférence internationale pour la population et développement (CIPD) organisé, en 1994 au Caire, en Egypte.

Laquelle conférence a été essentiellement scellée par l’engagement de 179 gouvernements de faire des droits des femmes et de leur santé reproductive un sujet central dans les efforts de développement économique et politique. Pour lancer l’almanach de ces activités concernant ces célébrations, le bureau de l’UNFPA a organisé un déjeuner de presse le mercredi 10 juillet à Kinshasa, en vue de cogiter sur les principaux moyens de conscientiser les populations sur les prévisions de la CIPD d’une part, et de garantir l’implication indéfectible des chevaliers des plumes, des micros et du monde virtuel, d’autre part.

« 25 ans après la CIPD. Tenir la promesse » est le thème commémoratif de l’année 2019 qui, en effet, invite tous les acteurs à une introspection nécessaire afin d’atteindre les objectifs de la Conférence internationale pour la population et le développement. Prenant la parole au cours de l’échange avec la presse, le Dr Sennen Houton, représentant de l’UNFPA-RDC, a d’abord remercié les professionnels des médias qui n’hésitent pas de répondre favorablement aux invitations de son organisation. Pour lui, la presse constitue un facteur majeur dans cette lutte pour le développement des populations, à travers notamment l’éducation de la jeune fille et adolescente. « Quand nous disons qu’aucune femme ne doit mourir en allant donné la vie, quand nous disons qu’il faut de la contraception moderne, pour choisir combien d’enfants l’on veut avoir et avec quel espacement,…, si nous ne conscientisons pas, à travers vos canaux, les populations sur la où elles doivent aller, le personnel de santé qui doivent les prendre en charge, je ne sais pas comment nous allons par exemple réduire le décès maternel. Je ne sais si sans les médias, on peut y arriver », a dit le Dr Sennen tout en appelant les organes de presse à soutenir l’UNFPA dans sa quête et principalement dans la célébration de ce triple événement.

Réagissant dans la même optique, le Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a invité les journalistes à se pencher de plus en plus sur ces questions, en lieu et place de scléroser sur les sujets politiques. Surtout qu’à ce jour, la question de reproduction est tout autant importante en RD. Congo qui connait une certaine acuité de croissance démographique, alors qu’elle est listée parmi les pays les plus pauvres du monde, selon les derniers statistiques de la Banque mondiale.

Focus
Pour ces célébrations exceptionnelles de cette année, cette organisation des nations unies, outre le déjeuner de presse, attend organiser une série d’autres activités, sur l’étendue du territoire national, notamment une formation des jeunes sur le leadership et la gestion des projets/programme de santé sexuelle et de la Reproduction dans les villes de Kinshasa, Lubumbashi et Goma. En novembre 2019, une conférence internationale sera organisée à Nairobi, conjointement avec les Gouvernements kenyans et danois, afin d’accélérer les efforts visant à atteindre les objectifs de la CIPD.

La Pros

 

Tout sur la Conférence Internationale sur la Population et le Développement
La Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) a rassemblé 179 pays en 1994 au Caire, adoptant un programme d’action qui reconnait que l’égalité des sexes et le droit à la santé sexuelle et de la procréation sont essentiels pour réduire la pauvreté et promouvoir le développement. Ce texte établit un lien entre le statut des femmes et la démographie, et constitue une rupture avec l’approche précédente de contrôle démographique « aveugle au genre ».
Vue d’ensemble
Il est- aujourd’hui admis que la réalisation des droits des femmes et des filles est un principe essentiel au développement. Cependant, si l’on devait dater le début de cette reconnaissance, de nombreux éléments nous conduiraient au Caire en 1994.
A cette date, durant la Conférence Internationale sur la Population et le Développement, différentes opinions sur les droits de l’homme, la population, la santé sexuelle et reproductive, l’égalité entre sexes et le développement durable ont fusionné pour arriver à un remarquable consensus mondial plaçant la dignité individuelle et les droits de la personne, y compris le droit de planifier ses projets familiaux, au cœur même du développement.
Un quart de siècle plus tard, le monde a connu des progrès incroyables. Le taux de prévalence de la contraception a augmenté de 25% au niveau international. Le taux de natalité chez les adolescentes a beaucoup baissé, et la mortalité maternelle mondiale a chuté également. Les progrès ont pourtant étaient lents et inégaux. Dans le monde entier, des centaines de millions de femmes n’utilisent toujours pas la contraception moderne pour éviter les grossesses non désirées, et les objectifs mondiaux de réduction de la mortalité maternelle n’ont pas étaient atteints.
En novembre 2019, gouvernements, défenseurs des droits, organisations de santé, femmes et jeunes activistes et bien d’autres encore se réuniront au Kenya pour le Sommet de Nairobi, pour exiger des engagements clairs qui feront progresser les objectifs de la CIPD et permettront à toutes de vivre dignement et de réaliser leurs droits.
Principes de la CIPD
Le programme d’action de la CIPD, adopté en 1994 par 179 Etats membres, prévoit un plan à long terme visant à améliorer le bien-être des êtres humains et place non pas des objectifs chiffrés mais bien les droits de la personne au centre de l’agenda pour le développement mondial.
Il met l’accent sur la valeur de l’enseignement en faveur des femmes et des filles, à la fois comme une fin en soi et comme un moyen d’amélioration de la qualité de vie de toutes. Il affirme également l’importance de la santé sexuelle et reproductive, notamment de la planification familiale, comme condition préalable à l’émancipation des femmes. Il appelle à mettre un terme aux violences basées sur le genre et aux pratiques traditionnelles néfastes, notamment aux mutilations génitales féminines.
En outre, le programme d’action souligne les liens fondamentaux entre les droits en matière de santé sexuelle et reproductive et presque tous les aspects liés à la population et au développement :
L’urbanisation, les migrations, le vieillissement, l’évolution des structures familiales et l’importance de garantir les droits des jeunes. Il attire l’attention sur les différentes manières de s’engager en faveur des femmes et des jeunes, notamment concernant leur santé sexuelle et reproductive, qui peut avoir un impact sur la durabilité environnemental et la dynamique des populations.
L’UNFPA procède à des évaluations annuelles des niveaux de ressources nationales et de l’aide internationale nécessaire pour la mise en œuvre du programme d’action, que les gouvernements ont acceptés de mettre à disposition. Initialement censé avoir une durée de 20 ans, le programme d’action a été prolongé au-delà de 2014 par l’Assemblée générale.
Développement durable
En 2015, les dirigeants du monde entier ont adopté à l’unanimité les objectifs de développement durable, une décision historique visant à éliminer la pauvreté, à réaliser l’égalité des genres et à garantir la santé et le bien-être de toutes. Ces 17 objectifs, que l’on appelle aussi Agenda 2030, sont un appel à des efforts collectifs dans des domaines très variés, notamment l’action écologique, la santé publique, les droits de la personne, l’éducation et bien d’autres, pour faire naitre une nouvelle ère de développement mondial.
Lors de la commission 2019 sur la population et le développement, les représentants des gouvernements ont reconnu que les principes inscrits dans le programme d’action de la CIPD étaient fondamentaux pour atteindre les objectifs de développement durable. A l’occasion de la CIPD 25, le sommet de Nairobi aura lieu en novembre prochain et visera à obtenir des engagements supplémentaires de la part des organisations, des défenseures des droits et d’autres acteurs, dans le but d’accélérer les efforts nécessaires pour enfin réaliser les objectifs du programme d’action.


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.