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«Après avoir évalué le déroulement du contentieux électoral devant la Cour constitutionnelle à l'issue des élections législatives du 30 décembre 2018, le Comité Directeur du Parti politique « Actions Alternatives pour la Renaissance du Congo» en sigle « AARC », Parti membre du Regroupement politique Action Alternative pour le Bien-être et le Changement, en sigle « AAB » et de la plate-forme Front Commun pour le Congo, en sigle « FCC » est peiné de constater que cette Cour a arbitrairement, sans fondement et pour des raisons inavouées, invalidé deux de ses élus ».

Tel est le constat amer des AARC, un des partis politiques de la plateforme politique du Front Commun pour le Congo (FCC). Dans un communiqué rendu public mercredi 10 juin 2019, signé par l’Honorable MUNEMBWE TAMUKUMWE Elysée, ‘’Actions Alternatives pour la Renaissance du Congo’’ (AARC) et le regroupement auquel il appartient ‘’Action Alternative pour le Bien-être et le Changement’’ (AAB), interpellent le Président de la République, Félix Tshisekedi, en sa qualité de garant du bon fonctionnement des institutions de la République de sauver l’image ternie de l’appareil judiciaire. Tout en recourant à l’arbitrage de Joseph Kabila, autorité morale du FCC, ‘’AARC’’ réitère sa loyauté et sa fidélité à l'ancien Chef de l’Etat. Ci-dessous, lisez l’intégralité du communiqué.

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 001/AARC/CD/2019
Après avoir évalué le déroulement du contentieux électoral devant la Cour constitutionnelle à l'issue des élections législatives du 30 décembre 2018, le Comité Directeur du Parti politique « Actions Alternatives pour la Renaissance du Congo» en sigle « AARC », Parti membre du Regroupement politique Action Alternative pour le Bien-être et le Changement, en sigle « AAB » et de la plate-forme Front Commun pour le Congo, en sigle « FCC » est peiné de constater que cette Cour a arbitrairement, sans fondement et pour des raisons inavouées,' invalidé deux de ses élus à savoir:
1) Honorable KANGUNDU KHOSSY Justin, l'un de 6 élus de la Circonscription électorale de BULUNGU dans la province du KWILU, sur une liste de 8.434 voix, remplacé par Madame MAYUMA KASENDE Louise du Parti politique PPRD dont la liste n'avait réalisé que 6.074 voix et occupait la 12e position. Comment comprendre pareille décision alors que tout observateur peut voir qu'un écart de 2.360 voix existe au profit de l'Elu KANGUNDU KHOSSY Justin sur de la liste AAB ;
2) Honorable MUFULA SHANGWE BRAVO, l'un de 7 élus de la Circonscription électorale de MASISI dans la province du Nord-Kivu, sur une liste de 25.204 voix, qui a été, on ne sait par quelle magie, remplacé par Monsieur GACHURUZI BULAKASI SHALLY Boniface du parti MIP (Mosaïque PPRD) dont la liste n'a réalisé que 23.145 voix. Il s'observe un écart considérable de 2.059 voix de la liste AAB, en faveur de l'Elu MUFULA SHANGWE Bravo.
Pour justifier sa turpitude, Monsieur GACHURUZI fera usage de faux documents attribuant à sa liste 29.520 voix alors que la liste MIP dans son ensemble n'avait totalisé que 23.145 voix et ce, conformément à la fiche des résultats de la CENI, seul Expert attitré en matière électorale.
Ce comportement (usage de faux) expose son auteur à des poursuites pénales puisque le Droit est un ;
Selon la loi dite électorale en ses articles 118 et 119, le partage des sièges se fait par ordre décroissant des listes avec l'application de la règle du plus fort reste. Tel a été le cas pour les deux élus de l'AARC injustement invalidés;
Face à cette situation d'injustice, le Parti politique AARC à travers son Regroupement politique AAB dénonce avec la dernière énergie la violation flagrante et intentionnelle de la Constitution et de la loi électorale par la Cour constitutionnelle qui a rendu des décisions iniques de nature à saboter les efforts déjà entrepris pour asseoir un Etat de droit où règnent la paix et la justice;
Malgré ses alertes, AARC regrette et fustige la déstabilisation dont elle est victime, du fait du comportement de Madame MAYUMA KASENDE Louise et de Monsieur GACHURUZI BULAKASI SHALLY Boniface qui ont juré et sont parvenus à lui ravir (injustement, et de manière illégale, ses deux sièges à BULUNGU et à MASISI, comportement de nature à briser la cohésion, l'harmonie et la solidarité au sein de notre famille politique, FCC ;
AARC considère que le Président de la République, Chef de l'État et Garant du bon fonctionnement des Institutions, au nom duquel les décisions de justice sont exécutées, devra user du pouvoir lui reconnu par la Constitution afin de sauver l'image ternie de l'appareil judiciaire à l'issue de ce contentieux électoral pour la législative nationale;
AARC réitère sa loyauté et sa fidélité à l'Autorité Morale du FCC, son Excellence Joseph KABILA KABANGE et compte lui faire parvenir, par la même occasion, son mécontentement pour arbitrage;
Pour toutes ces raisons, AARC par son regroupement politique AAB donnera mandat à ses avocats conseils pour saisir les instances parlementaires internationales dont fait partie la République Démocratique du Congo et mettra en mouvement, toutes les voies de droit pour obtenir réparation de graves préjudices subis du fait de l'invalidation non justifiée de ses élus par des arrêts iniques de la Cour Constitutionnelle.
Fait à Kinshasa, le 10 juillet 2019
Honorable MUNEMBWE TAMUKUMWE Elysée
Présidente Nationale


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.