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Le projet de construction de la centrale hydroélectrique de Kakobola se réalise en deux phases ayant chacune son financement, ses accords et contrats et aussi des problèmes spécifiques.

La première phase a concerné la construction de la centrale et l’installation des équipements hydro et électromécaniques. Elle a été réalisée suivant le contrat EPC signé le 21 octobre 2010 entre le gouvernement de la République et la société indienne Angelique International Limited (AIL). Cette phase de construction a été achevée en fin Juillet 2016 et les essais de fonctionnement ont été effectués avec succès en septembre 2016. La deuxième et dernière phase du projet concerne la construction des lignes et réseaux de distribution devant alimenter les villes de Kikwit, d’Idiofa et Gungu ainsi que leurs environs.

Cette phase en cours d’exécution est confiée au consortium des entreprises indiennes de Mohan Energy Corporation Private Limited et Associated Power Structures Private Limited suivant le contrat signé le 11 août 2018 avec la RDC.
Seulement, le retard dans la réalisation des lignes de transmission électriques et réseaux de distribution n’a pas permis d’effectuer les essais de fonctionnement en charge recommandés et préalables à toute réception d’une centrale hydroélectrique. Cette situation de fait a induit une période de transition non prévue au contrat initial et a prolongé le maintien de la société AIL sur site au-delà de la fin des travaux de construction de la centrale et du contrat initial.
En deux ans, la société AIL, lassée par l’absence de contrat légal, a multiplié menaces et mise en demeure de fermer l’installation et quitter le site, situation très préjudiciable pour le maître d’ouvrage qui avait la responsabilité d’offrir à temps la charge au constructeur pour ses essais et la remise et reprise.

Afin d’éviter la détérioration prématurée des équipements et préserver la centrale et le site de l’aménagement hydroélectrique de Kakobola, un contrat de maintenance et préservation des équipements et installations de la centrale autorisé par la Primature, était signé entre la RDC et la société AIL.
Dans une lettre adressé au Ministre de l’Energie, Fulgence Mutombo-A-Mulenda, Coordonnateur des projets à l’organe de gestion de la construction des centrales hydroélectriques de Kakobola «Gck», attend de lui une correspondance demandant au Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et sécurité d’ordonner la libération et la remise à la société AIL de ses équipements ‘‘séquestrés’’ sans raison.

D’où vient le Problème ?
La société AIL a réduit ses effectifs sur le site depuis le 31 Juillet 2018, et a sollicité et obtenu du Ministre de l’Energie et Ressources Hydrauliques l’autorisation de retirer progressivement du site de la centrale quelques engins de génie-civil lui appartenant conformément à l’inventaire préalable avec la GCK, cellule chargée de la gestion de construction des centrales hydroélectriques de Kakobola et maître d’ouvrage délégué. Et, le 26 Juin 2019, ne se doutant de rien, la société AIL a conformément à l’autorisation précitée, retiré du site ses deux camions benne, un excavateur, un petit compacteur et des tuyaux d’échafaudages. Arrivé à Gungu, le convoi a été bloqué et saccagé par la population mal informée et intoxiquée, prétextant l’abandon de la centrale et le transfert des poteaux qui devraient servir la cité de Gungu vers une autre destination inconnue.
La situation étant devenue calme, la société AIL a repris les réparations des dommages causés par la population, sous la bonne surveillance de la Police Nationale et l’administration du territoire de Gungu.

La Pros.

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.