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Les dés ont été définitivement jetés le mercredi 3 juillet 2019 concernant les résultats des législatives nationales et provinciales organisées le 30 décembre 2018, à l’instar de la Présidentielle ayant consacré Félix Tshisekedi comme Président de la République.

Désormais, quoique puissent être la nature et le degré des mécontentements de différentes parties, aucune requête en contestation ne pourrait être déposée et reçue à la Cour Constitutionnelle. Cette haute juridiction du pays qui a rendu public, au cours de l’audience publique tenue, hier, en la salle de la Cour d’Appel de la Gombe, ses arrêts en matière de recours en rectification d’erreurs matérielles. Et, a proclamé, par ricochet, les résultats définitifs de la députation nationale et provinciale pour toute l’étendue du territoire national. Surprise, soulagement, consternation, contestation et même frustration étaient les maîtres mots à la lecture des décisions de la Cour par Me Evariste Prince, président de la Chambre. En ébauche, Pierre Kangudia Mbayi, ministre d’Etat au Budget, est réhabilité, au détriment de Jean Goubald Kalala, Daniel Safu ou encore Néron Mbungu sont aussi proclamés officiellement Députés nationaux.

178 recettes ont constitué l’almanach des dossiers en rectification d’erreurs matérielles sur lesquels a statué et tranché la Chambre spéciale de la Cour constitutionnelle, avant de publier l’arrêt portant résultats définitifs des scrutins législatifs nationaux et provinciaux. En effet, certains élus nationaux invalidés, dans la ligne droite des verdicts contestés rendus publics au début du mois de juin dernier, ont été sauvés, alors que d’autres avocats du peuple, peut-être victimes, malchanceux ou usurpateurs, ont été, in stricto sensu, déboutés. D’ailleurs, en ce qui est de la coalition Lamuka dont une vingtaines des élus du peuple, soit 21 députés et 2 sénateurs, ont été invalidés, c’est une scansion un peu plus équitable qui est établie. Cela, à l’exemple de la ville de Kinshasa, dans la circonscription de Mont-Amba où Jean Goubald Kalala est définitivement détalé, pendant que Daniel Safu va derechef revêtir sa posture de député national.

Réactions !
Et, A tout prendre, il va sans dire que Lamuka, cette plateforme qui ne cesse de crier à un trucage et fraude électorale orchestrés par la Ceni et la Cour constitutionnelle dans la proclamation de Félix Tshisekedi à la Présidence de la République, va aussi dire sa râtelée après la prononciation de ces arrêts. Surtout que, la semaine dernière, les Groupes parlementaires de l’Opposition dans lesquels se trouvent les regroupements politiques composant cette coalition, ont eu à faire une déclaration pour convier les juges de la Haute Cour à réhabiliter tous leurs députés invalidés, à l’exception de personne. Un appel qui a été ponctué aux sit-in et veillées à la belle étoile devant cette juridiction ainsi que des manifestations des rues dont la marche, bien qu’interdite, de tous les cadres et militants organisée le 30 juin dans toutes les provinces du pays, en signe de protestation et de mise en garde aux juges de la Cour.

De plus en plus monolithique !
Mais alors, avec ces arrêts définitifs, l’opinion nationale et internationale peut véritablement confirmer la majorité écrasante du Front commun pour le Congo dans les deux Chambres du Parlement, principalement à l’Assemblée nationale, au sein de laquelle cette coalition pro-Kabila Kabange, compte plus d’un tiers des élus de l’hémicycle. Une chose qui revient à dire que le FCC a non seulement le pouvoir de gestion entre ses mains, mais aussi l’avantage d’atteindre le quorum des séances plénière, même si l’Opposition, dans ses habitudes, décide de ne pas participer aux activités parlementaires. Ainsi, se démontrent-elles les réalités démocratiques ?

La Pros.

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.