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‘’L'atout maître d'un continent, quel qu'il soit, ce sont les individus qui y vivent. Avec plus de 1,2 milliard d'habitants, dont 43% ont moins de 15 ans, l'Afrique est bien dotée en ressources humaines‘’, lâche Hafez Ghanem, vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique.

Il reste convaincu que pour affronter la concurrence dans une économie mondiale en pleine transformation numérique et faire véritablement reculer la pauvreté, la région doit impérativement donner à sa jeunesse et aux travailleurs de demain les moyens d'exploiter pleinement leur capital humain. C'est la clé pour permettre aux Africains d'accéder à un monde riche en opportunités et en promesses, et pour obtenir le meilleur des «retours sur investissement». C’était l’essentiel de la conférence tenue le jeudi 20 juin 2019 à Kinshasa, regroupant les différentes structures nationales des femmes.

Les indicateurs du capital humain en Afrique ont incontestablement de quoi inquiéter. Mais certains pays sont parvenus à redresser la situation, ce qui prouve qu'il est possible d'effectuer des changements porteurs de transformations qui bénéficieront aux générations à venir. Par son soutien financier et ses précieuses analyses, la Banque mondiale est à la pointe des efforts pour accompagner la région dans son entreprise de renforcement du capital humain. ‘’Nous aidons les pays à éliminer la malnutrition et les retards de croissance, à développer l'accès à une éducation de qualité et à rattraper leur retard sur le front de la santé maternelle et infantile‘’, a laissé entendre Hafez Ghanem.
Présente à cette manifestation, Madame Diarietou Gaye, Directrice de la stratégie et des opérations de la Banque mondiale pour l’Afrique, a présenté les avantages de ce plan qui bénéficiera aux femmes africaines en général.
Avec son Plan pour le capital humain en Afrique, la Banque mondiale se mobilise pour aider le continent africain à mieux investir dans sa population et à relever les indicateurs de survie, de santé, d’éducation, de protection social et d’émancipation des femmes à l’horizon 2023.

Au fait, ce plan a été conçu dans le but de soutenir les efforts déployés par les pays pour favoriser un développement porté par l'humain et ancré dans le potentiel de tous, en particulier des femmes et des jeunes. Ce plan permettra aux concernés de concentrer leurs ressources et leurs énergies autour d’un impératif : aider les gouvernements à créer les conditions propices pour que les enfants arrivent à l'école le ventre plein et dans de bonnes dispositions pour apprendre, pour que les étudiants bénéficient d'un véritable apprentissage en classe et pour que les travailleurs aient tous les outils en main pour participer de manière productive au marché du travail.
‘’J'en appelle à chacun de nous : unissons nos efforts pour faire du capital humain la dynamique de la renaissance économique de l'Afrique, le catalyseur qui permettra aux Africains de passer de la pauvreté à la prospérité. La Banque mondiale s'est engagée à œuvrer sans relâche pour mettre en valeur le bien le plus précieux de l'Afrique : sa population‘’, a déclaré le -président de la Banque mondiale pour la Région Afrique.

L'amélioration du capital humain est l'affaire de tous. Elle exige une mobilisation intersectorielle d'envergure entre acteurs de la gouvernance, de l'agriculture, de l'eau, des transports, de la santé, de l'éducation et de la protection sociale, afin d'appliquer un filtre davantage centré sur l'humain à toutes les initiatives engagées. Il s'agit là d'une entreprise de longue haleine mais dont les bénéfices seront innombrables.

La Pros.


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.