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C’est une certitude, l’affaire de la fillette de 13 ans, élève au sein d’une école privée de la capitale, victime d’un viol collectif, perpétré par sept de ses collègues de classe, préoccupe énormément le Chef de l’Etat, tout comme la Présidente de l’Assemblée nationale. En effet, ce dossier, dont le jugement a été rendu dans la soirée du 17 juin 2019, par le Tribunal pour enfants de Kinshasa/Gombe, continue à défrayer la chronique.

Mercredi 19 juin 2019, ce même sujet était au centre de l’audience que la speaker de la Chambre basse du Parlement, Jeanine Mabunda, a accordée à la conseillère spéciale du Président de la République en charge de la lutte contre les violences sexuelles, du genre et de la jeunesse, Chantal Yelu Mulop.

De manière ordinaire, les deux personnalités ont poussé leur cri d’indignation pour que des mesures appropriées soient prises en compte. Ainsi, à en croire Chantal Yelu Mulop, parlant au nom du Chef de l’Etat, «Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi est très préoccupé par cette situation. En tant que père de famille et surtout père des filles, il s’associe à la douleur des parents pour suivre de près l’évolution de ce dossier sur le plan judiciaire et avec les institutions de protection de la jeunesse», fait savoir Chantal Yelu Mulop. Pour le numéro Un des élus du peuple, l’Etat est toujours présent, pour protéger les paisibles citoyens. C’est dans cette optique, a-t-elle expliqué, que le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, premier garant de la protection des citoyens, a dépêché sa conseillère spéciale auprès des différentes instances de la République, citant le ministère de la Justice, le ministère des Droits humains, le ministère du Genre mais aussi l’Assemblée nationale, la deuxième grande institution du pays.

Dans la foulée, Mabunda a fixé l’opinion nationale en ces termes : «Il y a une loi sur les violences sexuelles qui est d’application en RDC et qui est très forte. Mais, cette loi est aussi à compléter par des lois de protection de l’enfant. Donc, elle s’est interrogée, ils se sont interrogés face à l’indignation de cette situation, et si au niveau du travail des Députés nationaux, si au niveau du travail des lois dont nous avons la charge, il n’y a pas une réflexion ou un débat à avoir quand on voit ce type de situation. Et donc, je voudrais en tout cas rassurer l’opinion, qu’à ses côtés, comme femme, comme mère, comme grande sœur, nous sommes toutes solidaires et toutes scandalisées par cette situation qui ne nous montre pas suffisamment de protection de la petite fille et de la jeune fille et nous espérons avec notre synergie, notre coalition, que notre cri d’indignation sera entendue et que des mesures appropriées soient prises… ».

Rétropédalage
Pour rappel, des élèves d’une école privée, située dans la commune de Lingwala, auraient commis, en date du 17 mai 2019, le viol collectif à l’endroit de l’une des leurs, en lui imposant des relations sexuelles contre sa volonté. Usant de subterfuges, ils auraient de fait organisé une activité parascolaire comme guet-apens pour l’avoir. ‘’L’un d’eux a loué un appartement dans la commune de la Gombe à cette fin, en y apportant boissons, alcools, chanvres pour qu’après l’avoir neutralisé, ils abusent d’elle à volonté. Ces actes ont été filmés et photographiés ensuite diffusés à travers les réseaux sociaux, a fait savoir le collectif «Justice Pour elles», indigné après avoir vu 5 de ces enfants être acquittés, un seul condamné pénalement puis transféré au centre Pénitentiaire et de Rééducation de Makala et un autre qui doit payer une amende de 10.000 USD.

Autre échange
Avant d’échanger avec la conseillère du Chef de l’Etat en charge de la lutte contre les violences sexuelles, du genre et de la jeunesse, Chantal Yelu Mulop, auparavant, la speaker de la Chambre basse du parlement s’était entretenue avec une délégation de la société civile du Nord et Sud-Kivu sur la nécessité de mettre en place des stratégies pour apporter des réponses idoines à la question sécuritaire. A la tête de la délégation, Me Patient Bashombe, Président de la Société civile du Sud-Kivu et modérateur du cadre provincial de plaidoyer pour la paix et la cohésion sociale, a signifié que la Présidente Jeanine Mabunda Lioko, était attentive quant à ce sujet. « Madame la Présidente de l’Assemblée nationale a prêté une oreille attentive à la question sécuritaire dans l’Est du pays. Il y a des stratégies qui doivent être peaufinées à travers une commission d’urgence mise en place et un groupe de travail de la Société civile avec l’Assemblée nationale», précise ce membre de la société. ‘’Nous allons nous atteler pour que des réponses soient trouvées rapidement. Ainsi, la Présidente a pris l’engagement de pouvoir contacter le gouvernement via le ministère de la Défense nationale’’, a-t-il ajouté.

Merdi Bosengele

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.