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*Plus de deux ans et quatre mois après, Etienne Tshisekedi dit le Sphinx, sera, enfin, inhumé à N’sele, le 1er juin 2019. Et, pendant ce temps, le torchon brûle dans son parti, l’Udps, l’unique citadelle de la démocratie qu’il aura, pourtant, léguée au monde comme héritage politique, après qu’une embolie pulmonaire l’eut terrassé jusqu’au bout, le 1er février 2017 à la Clinique Sainte Elisabeth de Bruxelles, à 17h22’.


Hier, en effet, un groupe de Députés a pris d’assaut le siège de l’Udps à Limete. Motif ? Récuser et rabrouer Augustin Kabuya désigné, depuis Kisantu, Secrétaire Général sur base d’une simple décision de Jean-Marc Kabund, devenu Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale.
Ces élus aux biceps entraînés et armés d’arguments politico-juridiques jusqu’aux dents, s’attendaient à y rencontrer Kabuya pour lui infliger une correction dont la teneur n’était pas connue d’avance.
Au juste, alors qu’ils voulaient en venir aux mains, ils se sont contentés d’y lire une déclaration appelant à l’installation d’un Triumvirat : ‘’Secrétariat Général – Convention Démocratique – Commission Electorale Permanente’’ qui, à son tour, convoquerait le plus rapidement possible, les assises du Congrès en vue de l’élection d’un nouveau Président National de l’Udps en remplacement de Félix Tshisekedi et, même, dans une certaine mesure, de Jean-Marc Kabund, conformément à l’article 26 des Statuts de l’Udps.

Non, rejette Kabuya, sans coup férir…
Il parle plutôt d’une plaisanterie de mauvais goût et promet d’éventrer le boa. Augustin Kabuya, nommé Secrétaire Général, se dit victime d’une campagne malsaine qu’il attribue à ces mêmes Députés Udps dont il s’apprête, du reste, à déballer le secret de leur élection, le 30 décembre 2018.
Septième dans la série de Secrétaires Généraux, Kabuya rappelle qu’aucun des ses prédécesseurs n’a été accepté à l’unanimité au sein de l’Udps.

Depuis Adrien Phongo, Remy Massamba, Jacquemin Shabani, Bruno Mavungu, Alexis Mutanda ou Jean-Marc Kabund, la chanson à l’Udps a toujours vibré au rythme philarmonique de la contestation, des rejets et autres réactions véhémentes.
Aujourd’hui, ce qui compte, à ses yeux, est qu’il considère qu’il a la base derrière lui et que le reste n’est que baliverne d’Alibaba. D’ailleurs, la plupart de ces Députés frondeurs issus de l’Udps, sont ceux qui, à son avis, ne peuvent ni l’atteindre à la cheville, ni démontrer la moindre à capacité de mobilisation en vue de maintenir l’Udps dans le carré d’As des partis majeurs en RD. Congo.

Qui plus, Kabuya estime qu’à la mauvaise foi dont ils feraient preuve, dans cette espèce de montée en puissance de la niaiserie politique, il opposera, sans ambages, la dynamique du travail, il élèvera la ceinture autour de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour que l’Udps d’après les élections soit à la hauteur des espoirs du peuple congolais, tels que déclinés dans son discours d’investiture tenu, le 24 janvier 2019, au Palais de la nation, à la lisière de la Gombe.

Félix Tshisekedi, la main à la pâte
Dans une telle ambiance marquée de rixes et autres échauffourées, de plus en plus, des voix s’élèvent pour en appeler à l’implication directe et personnelle de Félix Antoine Tshisekedi. Même s’il avait cédé l’intérim à Jean-Marc Kabund, il a obligation de sauver les meubles avant qu’il ne soit tard. Tout récemment, par exemple, des incidents ayant entraîné des conséquences incalculables, ont failli faire flamber la résidence familiale de Feu Etienne Tshisekedi, située sur Pétunias, sur les hauteurs de la dixième rue, à Limete, au quartier résidentiel. En tout cas, il doit mettre la main à la pâte pour éviter le pire.

LPM


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.