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«Les dates historiques d’une nation, ne devraient en aucun cas, sombrer dans les oubliettes, au contraire, elles doivent être célébrées pour toujours », a affirmé un acteur politique, tout juste à la veille de la commémoration de la date de 17 mai, qui symbolise l’entrée de l’Alliance des Forces Démocratiques de la Libération, conduite par Laurent-Désiré Kabila en 1997.

Ce dernier, avec l’appui des Rwandais, Burundais, Ougandais et Cie, n’avait-il pas réussi à précipiter la chute du régime dictatorial de Mobutu Sese Seko. Ainsi, c’est dans ce même pays que la population congolaise, autrefois zaïroise, célébrait chaque 20 mai, la création du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) fondé en 1967 par Mobutu.
A ce jour, le régime étant déchu, la date du 20 mai a totalement perdu sa valeur et n’est plus comptée parmi les journées fériées de la RD Congo. Qu’en est-il aujourd’hui ? Encore est-il que Joseph Kabila n’est plus au pouvoir, l’arrivée de Félix Tshisekedi, va-t-elle mettre fin à la commémoration du 17 mai ? S’interrogent les uns, aux autres de répondre. Trois mois après avoir récupéré les arcanes du pouvoir, Félix Tshisekedi Tshilombo, ancien opposant radical au régime de Kabila, n’a pas touché à une date commémorative de l’almanach congolais. Tout est intact. Désormais, il est à ce stade, nécessaire de réfléchir sur la célébration de 17 mai. D’autant plus que, 22 ans après l’entrée de l’AFDL, cette année, la célébration n’est pas comme les autres.

Le pouvoir a changé de main. A en croire des analystes politiques, les élections qui se sont déroulées dimanche 30 décembre 2018, étaient supposées mettre fin au régime de l’AFDL, qui avait porté contre vents et marrée pendant 18 ans, Joseph Kabila. Cela étant quasiment fait, des doutes s’installent quant à la raison d’être de cette date. Pour rappel, autrefois, la journée du 20 mai, qui marque la création du Mouvement populaire de la révolution, était célébrée par tous. Ce parti unique dont tous les congolais étaient membres de droit dès leur naissance, avait maintenu Mobutu au pouvoir pendant une vingtaine d’années. Depuis la prise de pouvoir à Kinshasa par l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), le 17 mai 1997, cette date est marquée dans les annales de l’histoire du pays et est célébrée chaque année comme journée fériée. 22 ans durant, elle est marquée par des célébrations en mémoire des combattants de ce mouvement et de la fin de la dictature Mobutienne. Alors que Laurent-Désiré Kabila ne va pas trop durer au pouvoir, assassiné au Palais de marbre, le 17 janvier 2001, remplacé par son fils, Joseph-Kabila, la date historique de 17 mai va connaître plus d’ampleur en termes de commémorations, pendant les règnes du ‘’Raïs’’.

Maintenant que la République Démocratique du Congo vient de connaître sa première alternance pacifique au pouvoir qui a vu Félix-Antoine Tshisekedi être proclamé Président de la République, la donne ne va-t-elle pas changer ? Est-ce encore important de célébrer la prise du pouvoir de l’AFDL, cela après sa disparition et le départ de Joseph Kabila ? Les réponses vont dans tous les sens. A cette allure, avec la pérennisation de la célébration du 17 mai, il faudrait attendre, dans les touts prochains jours, mois ou années, pour que l’actuel homme fort du Congo puisse à son tour décréter la date du 1er février, un jour férié, en mémoire de son défunt père. A suivre…

Merdi Bosengele


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.