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Décidemment, elle n’a jamais été aussi sollicitée qu’auparavant. Oui, la Présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda Lioko, depuis son plébiscite au perchoir de la Chambre basse du parlement, ne cessent de recevoir en audience les personnes de toutes tendances confondues, sociales que politiques.

Tenez ! Hier, jeudi 9 mai 2019, elle a accueilli dans son cabinet de travail, les Députés nationaux Ne Kongo. Ils étaient venus demander qu’une solution plus juste, plus équitable et plus pacifiste soit trouvée sur le dossier du leader du mouvement politico-religieux Bundu dia Mayala et Député honoraire Ne Muanda Nsemi. Après cette délégation, Jeanine Mabunda a reçu en audience les Députés de Lamuka, à savoir : Eve Bazaïba d’abord, ensuite Chérubin Okende.

A la suite de ces visites, le numéro 1 de l’Assemblée nationale a échangé avec la délégation des femmes du Kasaï Central, regroupée autour du Conseil Provincial de la Femme du Kasaï Central. Ces dernières étaient venues, non seulement pour féliciter l’élue de Bumba pour son plébiscite, mais aussi pour son implication dans l’amélioration des conditions de vie de la femme Kasaïenne et obtenir le respect de la parité dans les institutions de cette province. Toutefois, avant leur arrivée, Jeanine Mabunda s’est entretenue avec les élus du Kongo Central. Ces derniers n’ont pas manqué de plaider en faveur de Ne Muanda Nsemi qui, selon eux, devait être en liberté comme le Katangais Gédéon Kyungu. « Ne Muanda Nsemi est notre frère, il se fait que notre frère a des problèmes auxquels il faut résoudre. Voilà pourquoi, nous demandons que Ne Muanda Nsemi reste en liberté comme le Katangais Gédéon Kyungu», a lâché le Député César Fwani, au sortir de ces échanges.

Comme dans ses habitudes, la Présidente de l’Assemblée nationale s’est montrée très attentive à leur préoccupation. Pour preuve, elle a déjà pris contact avec le gouvernement sur cette question cruciale qui ne cesse de diviser Joseph Olenghankoy, en sa qualité du Président du Cnsa, et le Vpm ad interim, en charge de l’intérieur et sécurité, Basile Olongo.
Pour rappel, le vice-premier ministre et ministre intérimaire de l’Intérieur a ordonné l’arrestation de Ne Muanda Nsemi pour qu’il retourne en prison. Jusqu’à présent, le concerné n’est pas prêt à retourner en prison.

Echange fructueux
Qu’à cela ne tienne, l’élue de Bumba, après avoir clôturé les échanges avec les Députés du Kongo central, au terme de son audience avec Madame Eve Bazaïba, plusieurs sujets ont été abordés. L’Assemblée nationale est déterminée à redynamiser le débat au sein de l’hémicycle et le contrôle parlementaire à la chambre basse. C’est ce qui ressort des entretiens de ce jeudi entre Jeannine Mabunda et les Députés de l’opposition Lamuka, à savoir : Eve BAZAIBA d’abord et ensuite Chérubin OKENDE. « Nous devons renforcer le contrôle de l’action du gouvernement. C’est parmi les points qui ont failli dans la législature passée. On peut beau être un gouvernement de la majorité, mais il faut que nous jouons notre rôle en tant que parlementaires, sinon c’est la population qui en pâtis. C’est inexplicable. Nous sommes en 2019 à travers le monde on procède à l’évaluation de l’an IV d’atteinte des objectifs de développement durable mais, au Congo, nous sommes encore dans des discussions de positionnement. La meilleure institution par excellence qui peut répondre à ces aspirations de la population pour atteindre ces objectifs de développement, c’est le parlement », a martelé Eve Bazaïba, Députée du Mouvement de libération du Congo, Mlc.

Merdi Bosengele

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.