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Après avoir pris langue avec les Députés nationaux, élus de Beni ville, Beni territoire et Butembo, concernant la santé et la sécurité des populations de l’Est du pays, le Président de l’Assemblée nationale, Madame Jeanine Mabunda Lioko, a été une fois de plus sollicitée hier, mardi 7 mai 2019. Elle a reçu en audience, à tour de rôle, le réseau des femmes parlementaires, le Président du réseau des jeunes parlementaires, l’élu de la Funa, Patrick Muyaya et enfin le Député national Denis Kashoba.

Toujours à l’écoute, le numéro 1 des Députés, s’est montrée accueillante, ouverte et surtout à l’écoute des préoccupations de ses visiteurs. Au final, elle a pu récupérer les plaidoyers du réseau des femmes parlementaires.

«Le Réseau des femmes parlementaires doit être réactivé dans le sens voulu par le nouveau Règlement Intérieur de l'Assemblée nationale », voilà, ce qu’aura a été le plaidoyer qui vient d’être déposé ce mardi par les Députés Adèle Kayinda, Annie Mombunza et Patricia Nseya, auprès de la Présidente de l'Assemblée nationale. Le Président de la Chambre basse du parlement s'est montré favorable à cette réclamation des élues femmes. Ensuite, le speaker de la Chambre basse du parlement a échangé avec le Député Denis Kashoba.

Quant au Député national Patrick Muyaya, Président du réseau des jeunes parlementaires, il a échangé avec l'honorable Présidente sur la nécessité de formaliser et de revitaliser ce réseau, mais aussi de la nécessité de revisiter le contenu de la Rtnc3, pour la rendre véritablement une chaîne parlementaire et réduire ainsi le fossé de communicabilité entre le travail des élus et la perception de la population. Encore une fois, l'honorable Jeannine Mabunda s'est montré ouverte à la proposition et a même proposé des pistes de solution.

Merdi Bosengele

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.