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Les travaux s’accentuent à l’hémicycle du Palais du peuple. Le Bureau définitif de l’Assemblée nationale, régenté par Jeanine Mabunda Lioko, après avoir organisé sa toute première séance plénière, tient visiblement, à sa politique de proximité vis-à-vis de la représentation nationale.

En effet, hier, lundi 6 mai 2019, le numéro 1 des élus du peuple, a reçu en audience une forte délégation de Députés nationaux de Beni ville, Beni territoire et Butembo. Au menu de leurs échanges, la sécurité et la santé des populations de ce coin du pays.

Au terme de cette rencontre, ces élus ont, par ricochet, demandé à l’honorable Présidente de la Chambre basse du parlement, de pouvoir réactiver l’examen de la mission de sensibilisation de la population sur la profondeur du danger que représente la maladie à virus Ebola. Parlant au nom du collectif, Grégoire Kiro a souligné deux aspects importants débattus avec le speaker de l’Assemblée nationale. A savoir, la sécurité et la santé des populations de la partie Est du pays. « Nous sommes venus à la rencontre de l’honorable Présidente de l’Assemblée nationale, pour avoir un entretien avec elle à propos de la situation notamment, sécuritaire dans nos circonscriptions respectives. Parce que, comme vous le savez, la contrée est soumise aux différentes attaques des éléments qui viennent égorger la population, semer toutes sortes de zizanies ainsi que des problèmes frontaliers avec l’Ouganda où des pêcheurs sont régulièrement emprisonnés», articule-t-il.Jeanine et les élus

Cet élu n’a pas manqué de renchérir sur le second point, axé essentiellement sur la stratégie pouvant mettre fin à la propagation de la maladie à virus Ebola dans la partie nord-est de la République Démocratique du Congo. « Le deuxième aspect concerne la stratégie que nous devons adopter pour participer à la lutte contre la propagation de la maladie à virus Ebola, c’est essentiellement cela qui a provoqué l’objet de notre présence ici avec l’honorable Présidente de l’Assemblée nationale », a insisté Grégoire Kiro. Ce dernier n’a pas oublié de jeter les fleurs à Jeanine Mabunda qui, en outre, s’est-elle montrée, à les en croire, attentive à leurs préoccupations.

Très attentive aux inquiétudes des Députés et toujours fidèle à sa politique dite de ‘’proximité’’, Jeanine Mabunda a, par ailleurs, promis de réagir très rapidement à cette demande légitime des Députés nationaux dont les préoccupations sont partagées par l’ensemble de la représentation nationale. « En ce qui concerne la maladie à virus Ebola, nous avons aussi trouvé une oreille attentive de la part de la Présidente de l’Assemblée nationale ; elle est tout à fait disposer à s’impliquer personnellement pour qu’il y ait, par exemple, une mission de sensibilisation, une mission des Députés qui se rendent sur place, pour participer à la sensibilisation, parce que comme vous le savez, il y a un problème de résistance d’une certaine partie de la population par rapport à tout ce qui concerne Ebola », ont-ils plaidé.

Merdi Bosengele

 

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.