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La Ligue congolaise pour la paix, les droits de l’Homme et les élections (LICOPADEL) n’est pas restée indifférente en marge du 29ème anniversaire de l’ouverture de la vanne de la démocratisation du Zaïre, le 24 avril 1990, à travers les yeux soudain embués de larmes du Marchal Mobutu, rehaussant ainsi ses lunettes pour sécher quelques gouttes lacrymales le tournant du multipartisme.

En marge de cette date historique, une tribune d’expression populaire sur les attentes de la population congolaise des institutions de la République issues des élections du 30 décembre 2018 et février et mars 2019 a été organisée. C’est en la paroisse Notre Dame d’Afrique, située dans la commune de Lemba que cette activité a été organisée sous la férule du Directeur Exécutif de la Licopadel, Me Patrick Pindu. Il sied de souligner que cette activité s’inscrit dans le cadre de son programme citoyen pour l’éducation, la formation et la sensibilisation de la population à la démocratie, aux droits de l’homme, aux élections et à la bonne gouvernance de la LICOPADEL. Et, avec l’appui tant technique que financier de National Endowment for Democracy (NED), Word Mouvement for Democracy et Institute For Democracy and Electoral Assistance (IDEA).
‘’Le 29ème anniversaire de la démocratie sanctionnée par le multipartisme est un grand avènement qui ne peut pas passer inaperçue à la LICOPADEL. C’est pourquoi, dans le cadre de notre programme citoyen pour l’éducation, la formation et la sensibilisation de la population à la démocratie, aux droits de l’homme, aux élections et à la bonne gouvernance, nous avons pensé faire entendre à la population leurs attentes à l’endroit du Président de la République et aux différentes institutions de la République après les élections’’, a souligné M. Philippe Mbangala, Directeur des programmes de la Licopadel.

Avancées
Evidemment, il faut avouer qu’il y a eu des avancées significatives en ce qui concerne la démocratie. En effet, l’organisation des élections depuis 2006 est l’un des signaux forts de la démocratie en République démocratique du Congo. Pour le Dr. Sonji, il est d’avis que des avancées de la démocratie sont perceptibles à travers la prise de conscience de la population congolaise qui réagit à chaque fois qu’elle croit qu’il y a des faits anti-démocratiques. Mais, pour lui, cette prise de conscience est parfois diffuse et sans encadrement.
‘’Le peuple congolais est orphelin d’une direction politique éclairée. C’est-à-dire, la classe politique congolaise ne donne pas à son peuple le mot d’ordre qui convienne à des moments qu’il faut. Cela, parce que la classe politique considère la politique comme une profession et non comme un service public’’, révèle le Dr. Sonji du parti politique Front des Patriotes Congolais, parti du travail. D’où, il suggère une nouvelle classe politique assainie.

Attentes
Oui, le ‘’Sociale’’, c’est tout ce que le peuple a résumé dans ses attentes au Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et son Gouvernement longtemps attendu. Il sied de préciser que les congolaises et congolais attendent, en outre, l’emploi, l’accès à l’éducation de qualité, aux soins de santé adéquats etc.
Par ailleurs, les congolais demandent au Président de la République de mettre fin au mariage FCC-CACH afin de gérer scrupuleusement la territoriale.

Jules Ntambwe


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.