Flash

Aussitôt installé, le Bureau définitif de l’Assemblée nationale, sous la houlette de sa Présidente, Jeanine Mabunda Lioko, n’a pas tardé à se mettre immédiatement au travail afin de faire avancer les dossiers pressants au sein de cette Chambre.

Ainsi, hier lundi 29 avril 2019, à l’hémicycle du Palais du peuple, le numéro 1 des élus, a présidé sa toute première réunion de travail, après son installation intervenue depuis mardi 24 avril dernier. A en croire le Rapporteur de la Chambre basse du parlement, Célestin Musao Kalombo, faisant la restitution de la rencontre à la presse accréditée au parlement, un tour d’horizon a été fait au sujet des axes principaux d’actions à mener par le nouveau Bureau définitif. . «La réunion a porté sur quelques points notamment, les discussions sur les piliers principaux d’actions à mener en ce qui concerne le social des députés nationaux. Aussi, les membres du bureau de l’Assemblée nationale ont discuté sur le projet du budget de l’Assemblée nationale, exercice 2019. Nous avons examiné la question relative à la convocation de la plénière. Celle-ci devra porter sur les dispositions pratiques pour la mise en place des différents organes de l’Assemblée nationale notamment, les Commissions permanentes, les groupes parlementaires, etc. », a-t-il précisé à la presse. Célestin Musao

Et d’ajouter : «Nous avons insisté sur le fait que notre boussole sera le Règlement Intérieur et les différentes attributions seront exercées suivant ledit Règlement intérieur sous le leadership de l’honorable Présidente de l’Assemblée nationale».
Pour le Rapporteur, sauf changement de dernière minute, la prochaine plénière devra intervenir jeudi 2 mai 2019.

Merdi Bosengele

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.