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Après avoir été élue Sénatrice le 15 mars dernier dans la province du Haut-Katanga d’où elle est originaire, Francine Muyumba a décidé d’abandonner son poste de Présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse qu’elle dirige depuis novembre 2014.

Elle sort, cependant, par la grande porte après 5 années passées à la tête de cette organisation, à une année de la fin de son mandat auquel elle a joué un rôle important de porte voix de la Jeunesse Africaine à travers le continent et le monde. La nouvelle a été annoncée ce jeudi 25 avril à Kinshasa, à l’issue d’une importante réunion entre le Ministre en charge des Affaires étrangères et le comité exécutif de l’UPJ, conduit par Mme Muyumba elle-même.
Cette démission a été ainsi confirmée et actée par le chef de la diplomatie congolaise ad intérim, Alexis Thambwe Mwamba. Comme le veut l’article 32 du statut de l’Union Panafricaine de la Jeunesse, en cas d’empêchement définitif du Président, le comité exécutif se réunira pour élire celui qui assurera son intérim jusqu’à la tenue du congrès ordinaire ou extraordinaire, selon le cas. Un intérim qui ne devra pas aller au-delà de 12 mois.

Francine Muyumba est la première présidente de l'Union panafricaine de la jeunesse, depuis la création de l'Organisation en 1962, à avoir l'occasion de s'exprimer devant l'Assemblée générale des Nations Unies au nom de la jeunesse africaine à plusieurs reprises. Elle a collaboré étroitement avec l’Envoyé des Nations Unies pour la jeunesse afin de faire entendre la voix de la jeunesse Africaine au niveau mondial.
Hier, Francine Muyumba a démissionné en présence du comité exécutif et du chef de la diplomatie qui supervise directement le mandat international de la RDC. Elle a été élue à la tête de cette grande organisation une première fois en novembre 2014, puis pour un second et dernier mandat en Décembre 2017. A 32 ans, elle était l'une des trois plus jeunes Sénatrices du Sénat congolais et meilleure élue du Haut Katanga.

Après son élection, elle a donc choisi de rendre service à son pays et ainsi démissionné de l'organe de représentation de tous les jeunes africains, un groupe démographique représentant plus de 65% de la population africaine.
Plaidant pour l’emploi des jeunes, elle a été très active aux cotés du Ministre d’Etat en charge du Plan dans le processus de recrutement des jeunes dans la Fonction publique. Un processus marqué principalement par une tournée sur l’ensemble du pays pendant près de 2 ans. Cette démarche avait pour objectif d’apporter du sang neuf au sein de l’administration de l’Etat, en recrutant des jeunes, partant lutter contre le chômage auquel ils font face.

Réalisations majeures
Au cours de cette séance d’au revoir, Francine Muyumba a laissé entendre que malgré les nombreuses réalisations qui ont émaillé ses années passées aux commandes de l’UPJ, il en reste plusieurs que ses successeurs vont certainement achever.
A son actif, elle a aidé à mobiliser la jeunesse des pays des Grands Lacs à participer à la culture de la paix en initiant des forums sur la paix et la stabilité dans la région. Elle est devenue depuis lors un vrai défenseur des droits des jeunes. Ce qui lui a permis de devenir la première femme à occuper le poste de présidente de l’Union Panafricaine de la Jeunesse depuis sa création en 1962, représentant toute la jeunesse des Etats membres de l’Union Africaine.
Durant son mandat de présidente de l'UPJ, Francine Muyumba a renforcé les relations de cette Organisation avec la Commission de l'Union africaine afin que les jeunes africains puissent participer dans les instances décisionnelles et améliorer leurs conditions de vie dans le cadre de la création d'emplois des jeunes. Elle a eu à faciliter les dialogues intergénérationnels entre les jeunes et dirigeants Africains.

De son mandat, l’on retiendra notamment, la parfaite collaboration entre elle, via son institution, avec l’ancienne présidente de la commission de l'Union Africaine, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma pour le développement de la jeunesse Africaine. Ce, en se focalisant sur un grand projet de création d'un fonds Africain pour développement de la jeunesse par l'Union Africaine dont l’adoption a connu un grand succès en juillet 2017.
Dans sa mission, Francine Muyumba avait notamment comme stratégie, le contact direct avec les dirigeants du monde. Et autant elle le faisait avec les dirigeants, autant c’était le cas avec les Jeunes de qui elle détenait sa légitimité. Car, à ce poste, Muyumba n’est pas nommée mais élue et ceci directement des jeunes dont les représentants au niveau de l’UPJ sont les Présidents des CNJ.
Sur le plan politique, elle a participé à des dialogues à l’exemple de celui tenue en 2017 à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa sous la facilitation d’Eden KODJO, ancien président de l’Organisation de l’Unité Africaine et ancien premier ministre togolais.

Muyumba, la jeunesse dans le sang
Née en 1987, dans la ville de Bukavu en province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo (RDC), Francine Muyumba est une activiste et une politicienne congolaise. Elle est détentrice d'un Diplôme de licence en droit de l'Université protestante au Congo (UPC) depuis 2018 et d'un autre Diplôme de licence en ressources humaines, Science et technologie spécialisées en études des médias «journalisme», titre obtenu en 2011 à l'Université de Namibie ; institution au sein de laquelle elle a été active dans le gouvernement des étudiants. En dernière année, elle a été élue présidente du Conseil de Représentation des Etudiants de cette Université, devenant ainsi la toute première femme et étudiante internationale à occuper ce poste.

Durant ses études en terre Namibienne, pays qui longe le littorale de l’océan atlantique, Muyumba a été coordonnatrice ad intérim pays de l’Association des Nations Unies (UNAS).
Après ses études et son mandat en tant que coordonnatrice ai pays de l’UNAS, elle est retournée au service de la jeunesse de son pays, la RDC, de 2012 à 2014. Avec une forte expérience de l'activisme des jeunes dans le monde entier, elle intervient régulièrement comme conférencière sur des questions relatives à la jeunesse en Afrique et dans le monde, y compris aux assemblées Générales des Nations Unies.

En RDC, elle a également été présidente du conseil d'administration de la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs du Congo, coordinatrice nationale du Forum national de la jeunesse et secrétaire bilingue des pourparlers de paix du gouvernement de la RDC avec les rebelles du M23 à Kampala, en Ouganda.
Durant son mandat à la tête de l’UPJ, Francine MUYUMBA a bénéficié d’un soutien totale de la RDC son pays, particulièrement de l’ancien Président, Joseph Kabila, qui avait accepté de parrainer le comité exécutif de 2014 à l’actuel Président Félix Antoine Tshisekedi ; ce qui a fait rayonner le talent de la Jeunesse Congolaise prouvé par la désormais sénatrice sur le toit de la Jeunesse Africaine.

Jules Ntambwe


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.