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Plusieurs milices de la région de Beni rejettent la main tendue du Chef de l’Etat congolais, de passage dans la ville de Beni. Visiblement, la plupart de ces milices ne sont pas prêtes à déposer les armes.

Ils ont plutôt une série de revendications à présenter au Chef de l’Etat, entre autres, la libération de leurs collègues en détention à la prison centrale de Kangwayi ainsi que la reconnaissance de leurs grades respectives par l’armée régulière.

Peu avant l’arrivée du Chef de l’Etat à Beni, deux seigneurs de guerre venaient de tenir un meeting populaire à MABUKU, un petit village situé sur l’axe routier Butembo-Beni en chefferie de MALIO. Sous un soleil ardent, ces seigneurs de guerre se présentant comme leaders des groupes maï-maï APCLC (alliance des patriotes congolais pour la libération du Congo) et APASICO (non autrement défini) ont promis aux habitants de mettre fin à une lutte armée au cas où le gouvernement acceptait de reconnaître leurs grades respectives et de les intégrer dans l’armée régulière. Et sans plus tarder, le Chef de l’Etat, de passage à Beni, n’a pas oublié, dans son adresse aux habitants de Beni, cette question qui secoue la région du grand Nord-Kivu. A en croire Felix TSHISEKEDI, le gouvernement est encore prêt à intégrer ses enfants prodigues dans ses rangs. Toutefois, le Chef de l’Etat est resté silencieux autour de la reconnaissance de leurs grades respectifs dans l’armée régulière.

La réponse des miliciens
Aussi, l’appel du chef de l’Etat semble être foulé aux pieds par ces deux milices qui insécurisent l’axe routier Butembo-Beni. Les miliciens hésitent toujours de mordre à l’hameçon. Ils attendaient du Chef de l’Etat la reconnaissance de leurs grades que la nouvelle formation militaire. Le commandant de l’alliance des patriotes congolais pour la libération du Congo va plus loin, en exigeant l’amnistie de tous ces éléments retenus à la prison centrale de KANGWAYI avant qu’il rende les armes. A l’en croire, il serait souhaitable de quitter la brousse avec la majorité d’enfants entraînés dans cette fourberie. Au cas contraire, l’on serait assimilé à un traitre de la cause national, poursuit-il.
Au même moment, l’homme exige son intégration dans le nouveau gouvernement en pleine formation, ce qui l’épargnerait de toutes éventuelles poursuites judicaires.

KANIKI Eliel


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.