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Les différentes déclarations de Félix Tshisekedi depuis les Etats-Unis n’auront point rencontré l’assentiment de tout le monde.

Car, certaines d’entre elles ont eu un caractère offusquant notamment, à l’endroit du Front Commun Congo (FCC) qui en regrette, par ailleurs. Dans un communiqué rendu public le lundi 8 avril, cette coalition de Joseph Kabila qui, depuis, évolue en parfaite accointance avec le CACH pro-Tshisekedi, a appelé le nouveau Président de la République à favoriser un climat constructif plutôt que d’adouber le diable de conflits avec des propos aux allures militantistes. Le fait pour Félix Tshisekedi, estime le Front commun, de solliciter le soutien des USA dans le sens de ‘’déboulonner le système dictatorial dans le pays’’ remet en cause le parachèvement même de l’alternance pacifique et démocratique concrétisée, par des accolades historiques, le 24 janvier 2019. Toutefois, au-delà de ce que d’aucuns qualifieraient de frustration, le FCC réitère tout de même son engagement à contribuer à la bonne marche de la coalition FCC-CACH. En outre, il demande à Tshisekedi Tshilombo, en tant que Chef de l’Etat et Garant de la nation, de mettre tout en œuvre pour que toutes les institutions constitutionnelles nationales et provinciales soient installées et qu’elles deviennent opérationnelles, dans l’harmonie. Ci-après, in extenso, l’intégralité dudit communiqué du Front Commun pour le Congo.

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RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.