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La Voix des jeunes et étudiants congolais pour le changement (VJECC), une structure regroupant plusieurs catégories de la jeunesse et nécessairement les universitaires, a organisé le vendredi 29 mars dernier une activité autour du thème : « Rôle des jeunes et étudiants congolais à l’heure du changement et reconstruction du Congo ».

La VJECC a, dans cette optique, formulé à l’endroit de l’actuel régime ses recommandations pouvant concourir à l’épanouissement de la jeunesse, dûment les étudiants. Cette organisation a notamment, invité les décideurs à accompagner les projets entrepreneurials de la jeunesse ainsi qu’à promouvoir la méritocratie.

Les étudiants de l’ISPT/Gombe, ISAU, IFASIC, ULK et plusieurs autres établissements académiques ont pris part à cet événement organisé par la VJECC, avec une autre main participative de la Représentation nationale des étudiants congolais. William Mukambila wa Mukambila, coordonnateur de cette organisation, a indiqué que la question cruciale de cette activité était celle de sensibiliser leurs camarades jeunes et étudiants sur la manière d’aider avec les bonnes actions la RDC qui vient de vivre sa première alternance au sommet de l’Etat. Pour mieux y arriver, cette structure s’attend aussi à un apport des autorités du pays. Ainsi, la VJECC a tracé une trentaine des recommandations basées sur cinq piliers dont l’emploi et l’entreprenariat, l’éducation, les droits, la santé, etc. «des mesures d’accompagnement exceptionnelles pour les projets entrepreneurials développés en zone rurale, la promotion de la méritocratie dans les nominations à la tête des institutions de promotion de l’emploi des jeunes», sont une ébauche de ces trente recommandations.

Par ailleurs, Jean-Marc Kabund, président ad interim de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et un des intervenants dans cette conférence, se sont alignés sur l’engagement des jeunes dans le processus de développement de la RD. Congo. «Le développement étant un processus participatif qui exige l’implication de tous, la jeunesse a donc un grand rôle à jouer. La jeunesse qui est un maillon très fort devra se considérer comme le socle de l’émergence du pays et être un véritable acteur», a déclaré M. Kabund. Cet élu du Mont-Amba, à Kinshasa, a sensibilisé ces jeunes, en martelant sur le fait que ces derniers ne constituent pas le Congo de demain mais qu’ils sont le Congo d’aujourd’hui. En même temps, il a appelé les jeunes et étudiants à orienter leurs entreprises dans le sens de participer, dès à présent, au développement et à la reconstruction de la nation.

Corneille Lubaki

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.