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C’est depuis samedi 30 décembre 2019 que la Cour Constitutionnelle a déclaré conforme le Règlement Intérieur de la Chambre basse du parlement. Ce texte de loi a été élaboré et amendé par les Députés nationaux nouvellement élus, après qu’il ait subi un débat houleux entre les protagonistes politiques de la Majorité et de l’opposition, dans la salle de congrès du palais du peuple. A la suite de cette étape, le bureau provisoire avait, par ailleurs, transmis en bonne et due forme le RI à la Cour constitutionnelle, en vue de juger sa conformité à la Constitution du pays. De ce fait, l’aboutissement de cette démarche constitutionnelle vient en même temps d’ouvrir la voie menant à la convocation des élections des membres du bureau définitif de cette chambre.

La nouvelle est tombée depuis le weekend dernier. La Cour constitutionnelle a rendu effectivement son verdict, en jugeant conforme le Règlement Intérieur déposé une semaine auparavant, par le bureau provisoire de l’Assemblée nationale, que chapeaute depuis un mois, Pierre Maloka, l’élu de Bolomba. Sur la centaine d’articles que compte ledit Règlement Intérieur, la haute juridiction de la RDC a émis des réserves sur 7 articles seulement. Il s’agit des articles 27 (alinéa 2), 54 (alinéa 4), 87 (alinéa5), 123, 216 (alinéa 1er). Par conséquent, ces articles doivent, obligatoirement, s’interpréter à la lumière de certaines dispositions de la loi fondamentale que la Haute Cour a aussi énumérées en marge du prononcé de son arrêt.

Toutefois, le Règlement Intérieur de l'Assemblée nationale entre donc en vigueur, alors que l'organisation des élections et l'installation des membres du bureau définitif de la Chambre basse peut être lancées. Prenant en compte ce prononcé de la Cour, le bureau provisoire peut convoquer dans un délai de 5 jours, pour faciliter l’installation du bureau définitif qui devra diriger le débat durant cette troisième législature de la troisième République. L’installation du bureau définitif va, de facto, accélérer la nomination du Premier ministre et les membres de son Gouvernement qui seront investis par la Chambre Basse du parlement. Selon certaines informations, la session ordinaire du parlement pourrait être lancée complètement le 15 avril prochain.

Merdi Bosengele


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.