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Le propos du CNSA à l'ouverture de la tripartite, Gouvernement, Céni et Cnsa, intervenue le lundi 25 mars 2019, ne doit donner lieu à aucune polémique, dans ce sens que cette institution de suivi de l'Accord et du processus électoral n'en veut à personne, encore moins, à une institution quelconque, la CENI soit-elle.

Plutôt, il fait normalement son travail dans le strict respect de la loi portant son organisation et son fonctionnement en République Démocratique du Congo. Cette déclaration est de Valentin Vangi Ndungi, Rapporteur du Conseil National de Suivi de l'Accord de la Saint Sylvestre, prononcée au cours d'un point de presse qu'il a tenu hier, mercredi 27 mars 2019, au siège du CNSA.

Selon toute vraisemblance, le nœud gordien ayant poussé le CNSA, par la bouche de son Rapporteur, à sortir de lalangue du bois relève notamment, aux appels par de nombreux compatriotes, à la dissolution du CNSA dont l'existence n'a plus sa raison d'être pour l'instant dès lors que les trois scrutins combinés ayant porté à la tête du pays, un nouveau président élu et investi ont eu lieu. Ensuite, par la pression reçue de la CENI faisant état de l'invalidation de quelques membres du CNSA ayant postulé aux législatives nationales et provinciales mais qui continuent de siéger et de prendre part à la tripartite en cours. Aussi, ces mêmes membres du CNSA, insiste la CENI, ne devront pas prendre part aux votes de la délibération de la plénière de la tripartite. Enfin, la CENI, reproche au CNSA de s'intéresser à l'audit des fonds mis à la disposition de la Centrale électorale, en plus de l'opacité de déploiement des machines à voter dont on ignore le nombre à la commande, encore moins, le nombre réceptionné et déployé dans les différents bureaux de vote.

Au regard de toutes ces allégations, selon les propos de Valentin Vangi, l'article 6. point 2 de l'Accord du 31 décembre 2016, stipule que le CNSA, le Gouvernement et la Ceni doivent se retrouver régulièrement en tripartite, au moins une fois, tous les deux mois pour évaluer l'accord et le processus électoral notamment, sur des questions des prisonniers politiques et le retour des exilés politiques. Et c'est la raison de la tripartite qui se tient ce jour à l'immeuble de la territoriale.
Le CNSA n'a aucune intention de régler des comptes à une institution. A en croire le rapporteur, il est bien connu de tous que le mandat des animateurs de la CENI est de 6 ans non renouvelable, voir chapitre 4 point 5 de la loi électorale. De ceci, il est clair que le mandat de la CENI prend fin cette année 2019, au mois de juin.
S'agissant de l'opacité de geAudit de fonds, mandat des animateurs...

Le CNSA répond à la CENI !stion par la CENI des ressources financières et matérielles mises à sa disposition, il est dans le droit du CNSA, martèle le Rapporteur, d'évaluer mieux, de solliciter un auditer par des structures appropriées des fonds reçus du gouvernement d'autant plus que c'est de l'argent du contribuable congolais. D'après le Rapporteur Vangi, la CENI en a perçu, au total, un (1) milliard de dollars américains pour ce processus électoral.
Mandat du CNSA ou de sa dissolution
Sur cette question précise, le CNSA dénonce une fois de plus l'intox car, dit-il, qui peut ignorer que le mandat du CNSA court jusqu'aux dernières élections municipales, locales et de la chefferie, se demande-t-il.
Démission de quelques membres du CNSA

Une fois de plus, le Rapporteur fustige la CENI d'appliquer la loi à la tête du client.
Pour preuve, le CNSA est régi par aucune loi interne qui interdit ses membres ayant des ambitions, d'aller aux élections. C'est seulement, au cours de campagne électorale que le CNSA constatera l'absence de ses membres. Et pourtant, le CNSA se dit sidérer de voir que les candidatures de certains membres du CNSA, ont été réceptionnées et validées par la CENI sans que cette centrale électorale n'exige la lettre de démission du candidat portant l'accusé de réception de la structure d'où il vient. Chose qui n'a pas été faite à la CENI qui, à ce jour, crie au CNSA de ne pas rayer de ses effectifs, quelques membres ayant postulé sans au préalable déposer chacun sa démission qui devrait figurer dans les dossiers de candidature.

Deux poids, deux mesures, déplore le Rapporteur Vangi car, il y en a des membres du CNSA qui se trouveraient dans la même situation mais que la CENI a fermé les yeux, en les laissant continuer de siéger en toute quiétude.
En un mot comme en mille, le Rapporteur du CNSA déplore simplement à l'endroit de la CENI, un acharnement dénoué de tout fondement.

Eugène Khonde

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.