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Au cours de la conférence de presse tenue au quartier général de la Monusco à Goma et à Kinshasa, le mercredi 27 mars 2019, Florence Marshall a confirmé la fin du mandat de la Monusco en RDC en date du dimanche 31 mars prochain.

Plus que quelques heures donc… A Kinshasa, c’est sous la fièvre de cette attente que les débats s’animent. A New York, le Conseil de Sécurité de l’ONU est en discussion en vue de voir dans quelle mesure réorienter et redéfinir le nouveau mandat de la Monusco.
‘’Il n’y a aucune résistance en ce qui concerne la relation entre les dirigeants congolais et les autorités de l’ONU. Au contraire, les discussions sont en cours et les travaux se font. D’ici peu, les résolutions seront communiquées‘’, a déclaré la porte-parole de la Monusco.

D’emblée, Florence Marshall a étayé son propos faisant le point pour fixer clairement et définitivement l’opinion afin d’éviter toute confusion mais aussi faire en sorte qu’il n’y ait pas de malentendu dans l’interprétation. Exprimant le souhait de voir la Monusco continuer à rendre service aux populations congolaises, de leur apporter la paix et la tranquillité autant que possible, Florence Marshall réévalue positivement les missions accomplies de cette Institution d’appui au Gouvernement congolais depuis toute ces années.

A l’en croire, en 20 ans, la Monusco a embelli et a rendu meilleur, à la limite de ses moyens, la vie du peuple congolais dans plusieurs domaines et au niveau de plusieurs secteurs. ‘’Nous avons sauvé des vies, installé une vingtaine de base militaire au niveau des 26 provinces de la RDC, initié des dialogues entre les nationaux… Nous permettons aux congolais de vivre à l’abri des guerres, d’être scolarisés normalement, d’évoluer dans un environnement calme où règne la paix…‘’, a déclaré Florence Marshall.

Tout compte fait, rappelant le fait que les services de la Monusco sont guidés par le désir de mieux faire, elle n’a pas manqué de fleurir la structure au sein de laquelle elle évolue, démontrant combien la Monusco serait motivée à en faire davantage si l’occasion lui était accordée. ‘’Nous la Monusco, sommes prêts à en faire plus pour améliorer la vie des congolais dans tous les coins et recoins de la population‘’. Rappelons que la finalité des travaux et recommandations relatives à la redéfinition du mandat de la Monusco seront connues dans les prochains jours.

Gracia Kindji

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.