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Dans une lettre adressée aux ministres intérimaires le vendredi 22 mars dernier, le Premier Ministre Bruno Tshibala a formellement interdit d’engager l’Etat dans un nouveau projet avec le privé tant qu’un nouveau gouvernement ne sera pas installé.

Il instruit, par ailleurs, ces Ministres à ne pas procéder au changement des cabinets en vigueur, au recrutement des personnels, à la nomination ou à une permutation. Ils doivent par contre, dit-il, continuer à collaborer avec les cabinets en place. Mais, en cas de nécessité dûment motivée, ces Ministres intérimaires doivent au préalable s’en référer au Chef du gouvernement.
Ci-joint les instructions du Premier Ministre Tshibala aux Ministres intérimaires.

République Démocratique du Congo
Kinshasa le 22 MARS 2019
N°CAB/PM/CJDHC/PPM/2019/0389
Copie pour information à :
- Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat (avec l’expression de mes hommages les plus déférents)
Palais de la Nation
A Kinshasa/Gombe
- Monsieur le Secrétaire Général du Gouvernement
A Kinshasa/Gombe
A :
Messieurs les vice-premiers Ministres,
Messieurs les Ministres d’Etat,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Messieurs les Ministres Délégués,
Concerne : Instructions
Messieurs les Vice-premiers Ministres,
Messieurs les Ministres d’Etat,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Messieurs les Ministres Délégués,
Mesdames et Messieurs les Vice-ministres,

Il me revient que certains Ministres désignés pour assumer l’intérim dans d’autres ministères par ma lettre n°CAB/PM/CJDHC/PPM/2019/0275 du 05 mars 2019, procèdent à des réajustements des cabinets trouvés.
A cet égard, je vous demande de ne pas procéder au changement et continuer à collaborer avec les cabinets en place.
En attendant l’avènement du nouveau gouvernement, je vous enjoins de surseoir, dès réceptions de la présente :
- A la prise de tous les actes de disposition ;
- Au lancement des nouveaux projets de convention entre l’Etat congolais et les organismes privés, nationaux ou étrangers ;
- Au mouvement du personnel de vos administrations respectives, à savoir le recrutement, la nomination, la promotion et la permutation.
Ainsi, comme cela est d’usage, et en cas de nécessité, dûment motivée, vous êtes tenus de solliciter une autorisation préalable de ma part.
Tous les actes qui auraient été pris contrairement à la présente doivent être rapportés
Il va de soi que dans cette période charnière, un comportement républicain est attendu de chacun de vous.
Veuillez agréer, Messieurs les vice-premiers Ministres, Mesdames et Messieurs les Ministres, Messieurs les Ministres Délégués, Mesdames et Messieurs les Vice-ministres, l’expression de ma parfaite considération.
Bruno Tshibala NZENZHE

 


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.