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*Vague de contestations des résultats proclamés par la CENI, dénonciation de la corruption après les élections des sénateurs et celles à venir des gouverneurs, non-respect de la loi électorale par la CENI, l'opacité dans la gestion par la CENI des ressources financières et matérielles mises à sa disposition...", sont autant des questions tonitruantes qui doivent être passées au peigne fin au cours de la toute première tripartite postélectorale CNSA-Gouvernement-CENI dont les travaux se sont ouverts hier, lundi 25 mars 2019, à l'immeuble de la territoriale.

En dépit de l'absence des membres de la plénière de la Commission Electorale Nationale Indépendante ((CENI), et de tous les écueils ci-dessus décriés par le Conseil National de Suivi de l'Accord de la Saint Sylvestre et du Processus Electoral (CNSA), Joseph Olenghankoy Mukundji, président de cet organe de régulation et de surveillance du processus électoral note avec satisfaction la libération des prisonniers politiques, d'opinions, amnistiés et le début de retour des exilés politiques.

Partant, il appelle les acteurs politiques à la retenue dans leur langage. Et ce, dans le but de consolider la cohésion nationale et de faciliter le retour apaisé et en toute sécurité des exilés politiques, pour la reconstruction du pays.
Tout en remerciant le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo pour ses multiples initiatives allant dans le sens de la volonté du peuple et de sa volonté d'utiliser pleinement son pouvoir conformément à l'article 69 de la Constitution, et pour l'établissement d'un Etat de droit, félicitant également, l'ancien Président Joseph Kabila pour avoir facilité l'alternance, en respectant la Constitution, Joseph Olenghankoy invite les participants à faire un état des lieux objectif du processus électoral dans tous ses aspects, à savoir: politico-légal et opérationnel, le problème de la machine à voter pour ce qui est de son déploiement sur terrain, son utilisation et les leçons à tirer, l'administration et la gestion financière des élections, la question des allégations de la Corruption ayant entaché les élections des sénateurs etc. L'analyse faite de ces préoccupations dégagera les forces, les faiblesses et proposera des mesures de sortie dans l'intérêt de la démocratie et du pays, insiste le président du CNSA.
Mandat des animateurs
Entre autres, questions auxquelles doivent s’appesantir les participants à la tripartite, c'est le mandat des animateurs de la CENI qui ne peut rester sans être examinée. Ceci, dans le souci qu'on y apporte des ajustements nécessaires surtout que les dirigeants en place terminent leur mandat dans deux mois, précise le CNSA, faisant allusion à la loi organique de cette institution, à ses articles 13 et 15, et au chapitre 4 point 5, alinéa A de l'Accord du 31 décembre 2016, laquelle disposition stipule que la CENI doit être redynamisée.

Réponse du berger à la bergère
Dans sa réplique aux propos du président du CNSA, Norbert Basengezi Katintima, Vice-président de la CENI, déclare que la corruption tant décriée n'engage pas son institution dans ce sens que ces incongrues se déroulent souvent loin du périmètre de la CENI. S'agissant des élections elles-mêmes, Basengezi reconnaît que celles-ci sont loin d’être appréciables par rapport à celles vécues en 2006, sous l'abbé Apollinaire Malumalu, du reste proclamées dans un char de combat. Tandis que celles de 2011 ont causé plusieurs morts en plus des édifices tant publiques que privées détruites. Pour ce qui est des élections du 30 décembre 2018, celles-ci ont permis d'avoir, pour la première fois, deux présidents vivants qui ont procédé à une passation pacifique du pouvoir et, d'autre part, avoir organisé une élection sans chaos, avec zéro mort, affirme le Vice-président de la CENI.

Sur le même chapitre, pour ce qui concerne les perspectives d'avenir, la CENI s'attèle à organiser les élections à Yumbi, Beni et Butembo. Mais, auparavant, le numéro deux de la CENI a dressé un tableau succinct des résultats des élections suivant les différentes parties prenantes au processus électoral.
Il convient de noter que les travaux vont durer quatre jours. Ils vont se clôturer, sauf imprévu, jeudi 28 mars 2019. Outre le Chef du gouvernement, représenté par le Vice-ministre de l'intérieur, la CENI par son Vice-président, la cérémonie d'ouverture a connu la participation des membres du bureau de la plénière du CNSA, quelques membres du gouvernement, des ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques et des experts du système électoral.

Eugène Khonde


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.