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Il aura passé 62 jours à la tête de la RD Congo, soit deux mois depuis qu’il a récupéré les clés du palais de la nation, d’une manière pacifique, entre les mains de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Le Président de la République Félix Tshisekedi Tshilombo, c’est de lui qu’il s’agit, n’a toujours pas nommé un formateur devant mettre sur pied un nouveau gouvernement. Pourtant, à en croire quelques ténors du Front Commun pour le Congo(FCC), c’est depuis la semaine dernière que l’autorité morale de cette plateforme majoritaire au parlement, avait transmis au service de la présidence, une liste reprenant de surcroit, le(s) nom(s) de celui que ‘’Fatshi’’ devrait à priori nommer. Hélas ! Jusqu’à présent, rien ne bouge, rien n’avance… Ce retard, n’empêche-t-il pas la bonne marche des Institutions du pays ? Et d’ailleurs, pourquoi il n’y a toujours pas nomination d’un formateur ? Ces questionnements taraudent les esprits.

Qui satisfaire ?
Mine de rien, la simple formation d’un nouveau gouvernement serait, sans équivoque, une question épineuse à laquelle le successeur du ‘’Raïs Kabila’’ doit absolument résoudre de la plus belle de manière. Il doit, de prime abord, prendre en compte l’impatience de sa base de l’Udps, l’influence de son prédécesseur ainsi que les attentes des Occidentaux qui, comme d’habitude, ne cessent de sanctionner certaines autorités de la RDC. En effet, ces éléments ne sont que des suppléments qui pèsent lourdement sur les épaules de Tshisekedi fils. En plus de cela, il est conscient des enjeux qui l’attendent. Que doit-il faire ? Qui satisfaire ? Face à toutes ces équations à plusieurs inconnus, le fils de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, est appelé à jouer une carte allant dans la direction de répondre aux attentes de la population congolaise, qui continue à entonner dans chaque évènement dans lequel le Président participe, la phrase mythique à savoir : ‘’Félix, papa alobaki le peuple d’abord’’. Dans tous les cas, il y a du chemin à faire. Pendant ce temps-là, la grogne sociale s’accentue. Des réclamations des agents de l’Etat montent d’un cran. Certains mécontents, se sentant marginaliser par le Gouvernement Tshibala, tente de saisir la présidence de la République pour faire entendre leur voix.

Cacophonie
A défaut de la nomination d’un formateur, la cacophonie est en l’air entre les services de Tshibala et Tshisekedi. Pas plus tard que la semaine dernière, les rumeurs s’étaient multipliées sur les discordes entre le Directeur du cabinet présidentiel et le gouvernement sortant. Déjà, dans la ville haute, l’on dénonce ces empoignades. Vital Kamerhe est pointé du doigt dans cette affaire. «Vital Kamerhe profite du retard mis dans la formation du gouvernement pour s’accaparer un pouvoir d’ordonnancement des dépenses publiques qui ne lui revient pas», n’avait-il pas manqué de lâcher un des proches du premier ministre, dégouté par des décisions prises succinctement par Kamerhe, à travers des ordonnances. Un cas de conflit de compétence a été évoqué. L’on signale qu’à l’hôtel du gouvernement que le cas Kamerhe est différent. L’homme prend, selon des sources autorisées, un malin plaisir à décider et à faire décider en lieu et place du gouvernement et de toutes les autres institutions de la République.

Nouvelle rencontre
Selon certaines opinions, cette cacophonie nécessite une nouvelle rencontre entre l’ancien Président Joseph Kabila, l’autorité morale du FCC majoritairement au parlement, et le nouveau Président qu’est Félix Tshisekedi. Les deux hommes, devraient se rencontrer pour, justement, aborder le sujet épineux concernant la nomination non seulement d’un formateur, mais aussi des éventuels membres qui vont gérer les affaires de l’Etat. Cela, pourrait mettre fin à des conflits de compétences qui ont été signalés par quelques protagonistes politiques. Et, pour couronner le tout, le Président en place aura n’est-ce pas un pays avec un Gouvernement qu’il va diriger à travers un Premier ministre.

Merdi Bosengele


RASOIR

«Fiasco», c’est un mot d’origine latine, qui symbolise un échec total ou monumental, qui arrive dans une situation donnée, dans la vie des êtres humains. Hélas !

Le décor planté en ce moment même au sein du microcosme politique de l’opposition laisse entrevoir un fiasco qui, sans aucun doute, serait difficile à effacer d’aussitôt dans les mémoires des congolais lambda. Cela, en perspective du scrutin du 23 décembre 2018, où au regard de ce qui arrive, laisse le couloir au Candidat du FCC. Eh oui, 24 heures ont suffit pour que, sur les sept ténors de l’opposition qui ont fait le déplacement de Genève, deux membres ‘’trahissent’’, au bas mot, le compromis pris à Genève, lequel a propulsé Martin Fayulu Madidi comme candidat commun de l’opposition.

A ce stade, Faudra-t-il encore parler de la trahison venant de la part de Kamerhe et Fatshi ? Le revirement brusque de ces deux leaders de l’opposition, après la pression de leur base respective, est-il vraiment justifié? Que dire du rendez-vous de la Suisse ? Etait-ce un règlement des comptes des trois candidats écartés à la course pour la magistrature suprême, à savoir : Bemba, Katumbi et Muzito, qui auraient choisi un candidat qui plaiderait leur cause ? Que des questions sans réponse. En effet, l’issue des concertations de l’opposition à Genève avait présagé d’ores et déjà les couleurs de prochaines élections qui vont être organisées par la Centrale électorale, sur la capacité des uns et des autres à mettre, chacun, de l’eau dans son vin et d’harmoniser les vues de chaque prétendant, en se mettant ensemble comme il faut, pour gagner les élections à venir.

Toutefois, succombant aux caprices de la base de l’UNC et de l’UDPS, Kamerhe et Tshisekedi se sont désolidarisés des conclusions de Genève, laissant Martin Fayulu avec quelques camarades invalidés, à poursuivre le schéma établi dans la Capitale helvétique. Ainsi, avec cette division spectaculaire, les Opposants laissent passer la chance d’espérer à la victoire finale après le 23 décembre 2018. De l’autre côté, le Front Commun pour le Congo -FCC-, avec sa “machine à gagner”, semble avoir pris une sérieuse avance sur les enjeux électoraux qui se peaufinent à l’horizon.

La Pros.